lundi 4 février 2013

Comment l'échec peut nous amener à perdre confiance...

Lorsque l'on demande aux gens quelle a été leur plus grande réussite, beaucoup d'entre eux énumèrent des réussites scolaires, professionnelles...

Nous vivons dans un monde dans lequel il y a une stigmatisation entre ceux qui ont réussi et les autres / entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas.

Hormis dans les métiers du divertissement public et je ne sais quel autre domaine, il n'y a pas de chemin miracle autre que celui de l'école.
Au cours de nos existences, on rencontre tout un tas de gens : des timides, des extravertis, des audacieux.. Mais lorsque l'on prend le temps de discuter avec eux, parfois on peut se rendre compte que malgré ce qui est affiché, réside en eux un grand manque de confiance en eux.
Chose qui se traduit par des comportements, des attitudes, des pensées généralement négatives de soi qui prennent le pas sur le reste.

D'où cela peut-il venir ? J'ai ma petite théorie !

Si on écarte l'attitude défaitiste que certains parents auraient pu incorporer dans l'éducation de leurs enfants ? Généralement de l’échec.
Cela peut paraître paradoxal tant il réside désormais de nombreux discours sur les bienfaits de l'échec cependant c'est bien ce que je reproche à ces tendances optimistes.
Elle donne la réponse sans détailler les étapes de cette réussite.
Essayer, ne jamais lâcher ? OK mais n'oublie pas de dire malgré les migraines, les nuits blanches, les refus, les envies de tabasser autrui, de changer totalement de voie/de vie/de projets.

Cela me rappelle une conversation que j'ai avec une très bonne amie qui m'a pour la première fois avouée qu'elle n'avait absolument pas confiance en elle. Pourtant, je vous assure, cela ne se voit ABSOLUMENT PAS : une jeune femme soignée, belle, cultivée, et avec du répondant !
Hormis le facteur parental, la réelle raison de ce manque de confiance en soi était l'échec.
Non habituée à l'échec, le fait de ne pas réussir à atteindre son objectif, de ne pas parvenir à se voir AVANCER dans sa propre existence l'a placée en condition de rejet d'elle même.
Le fait de ne pas avoir son diplôme l'a complexée ELLE en tant que personne.

Comme si de ne pas avoir réussi cela faisait d'elle une personne moindre. Comme si l'échec était l'échelle de mesure permettant de mesurer l'infériorité ou la supériorité d'un être.
Triste à dire hein ? Comme quoi tout se cumule.
Je crois que même si les études, la réussite sont des choses qui sont désormais imbriquées à notre vie personnelle, rien ne vaut justement ce sentiment de se sentir bien SOI MÊME en parallèle de quoi que ce soit pour finir par briller de mille feux.

Combien de gens bons et biens ont arrêté leurs études ? Ont échoué ? Et ne sont pas parvenus à atteindre leur but premiers se considèrent comme inférieurs ?
La vie suit son cours, et l'on doit accepter ce que la vie nous donne.
( Je ne suis pas le genre de personnes qui pense que les choses viennent à soi d'elles-même mais je crois que parfois certaines choses ne viennent pas car malgré les efforts, l'énergie, le temps, l'argent investis dans cette chose, nous ne sommes pas fait pour et que nous devons ACCEPTER cela pour pouvoir mieux avancer )

Quelque soit le sentiment que l'on peut éprouver, je sais qu'un sourire généralement ne paie pas les factures mais c'est bon de se rappeler que notre niveau de qualification ne fait pas la qualité d'un être.

Je ne suis pas entrain de dire que chacun doit arrêter ses études pour élever sa petite chèvre dans un pays lointain comme j'avais rêvé de le faire lors de mon échec au bac pour être heureux..
Seulement je me dis qu'à trop confondre on finit par se perdre.. Alors revenez avec nous !

FMD

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