Self Made Girl

by - 14:27:00

Se construire en tant que femme, c'est dur. Très dur.
Dès l'enfance, on nous cantonne GÉNÉRALEMENT dans un rôle domestique et passif. Pendant que les petits garçons jouent dehors, sautent partout, expérimentent et vivent de VÉRITABLES aventures à travers leurs heures de jeu, nous avons le droit d'habiller Barbie, de faire la cuisine, ou de tenir le bébé dans les bras et de répéter les mêmes gestes durant des heures.
Je ne sais pas vous les filles mais moi on m'a appris les choses en fonction de l'homme.
« Tu dois savoir faire la cuisine, tu ne peux aller dans ton foyer si tu ne sais cuisiner pour ton mari » ou « Quand tu seras mariée » ou « LE premier sera le denier »
Finalement, on a essayé de nous faire croire que la femme n'existe QUE pour l'homme et n'aura de but dans la vie uniquement en rapport avec lui.
Beaucoup de jeunes filles/jeunes femmes à mon sens se sont trompées en n'essayant pas d'utiliser le « doute cartésien » de Descartes et en croyant aveuglement à ce principe.
Cela leur aurait bien évité beaucoup de désillusions et de faux pas.
« On ne naît pas femme, on le devient » disait Simone De Beauvoir.
Toute personne pour grandir a ce besoin d'avoir un modèle, et de grandir en se disant que son objectif sera atteint une fois qu'elle aura partiellement réussi à atteindre le but souhaité.
C'est le cas de la femme.
Paradoxalement, Maman nous a élevé dans cet esprit mes soeurs et moi d’être des femmes CAPABLES de se servir de ses mains pour servir « THE » futur mais aussi de son cerveau pour ne pas s'oublier dans une relation et ne pas oublier qu'avant d'être «femme de» nous serons FEMMES.
Dès notre plus jeune âge, Maman n'avait de cesse de nous répéter lorsqu'elle suspectait que Untel ou untel d'être notre « amoureux » de BIEN choisir son mari, car ça nous éviterait bien des problèmes.
Elle nous a toujours dispensé des conseils tel que « Ne JAMAIS avoir pour seul et unique compte un compte bancaire commun avec son mari » ou que « personne ne devait nous mettre sous son cul » mais surtout une phrase qui pour moi est une des phrases que je n'oublierai certainement JAMAIS :
« Je n'ai pas mis mes filles au monde pour qu'elles soient malmenées par les hommes ».
Maman, cette femme capable.
Au delà de ce qu'elle a pu accomplir, elle a voulu nous pousser nous femmes en devenir à être maîtresse de notre destinée, maîtresse de nos pensées, paroles et actes, maîtresse de ses choix.
J'ai toutefois remarqué qu'il existe deux catégories de femmes :
Ces femmes qui prennent conscience de leurs féminités d'elles-même et qui sont leur propres moteurs et il y a ces femmes qui prennent conscience de leurs féminités grâce ou à cause d'un homme.
Chacune de nous a suivi sa voie et aujourd'hui, je ne pourrais parler qu'au nom de celles qui se construisent brique après brique par elles-même, et qui expérimentent ces sentiers inconnus qui constituent la vie par elles-mêmes.
Celles qui se reconnaissent par elles-même et qui tentent de bâtir un empire autour d'elles de leurs propres mains, grâce à leurs forces et leurs faiblesses transformées en alliés.
Ce genre de femme qui n'oublie pas qu'un homme ( Un vrai, pas un générique ! ) reste un homme, qui ne cherche pas à l'émasculer ou amoindrir les bienfaits qu'il pourrait avoir dans sa vie mais qui se dit que si elle doit ce succès, cette réussite, cette victoire..la première personne à qui elle pensera ce sera d'abord ELLE-MÊME.
A toutes ces jeunes filles, jeunes femmes ou femmes qui se sont construites ou qui continuent cette construction..Certainement la plus importante de leurs vies, la première et la seule qui sera sûre de tenir si elle est solide, la construction de soi.
Sûre de soi, de ses capacités, de ses envies on ne peut qu'aller chercher ce qui nous est dû !

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