Vingtaine, Crise, Déception... 3615 Ryel Life.

by - 02:15:00

♫ Cyndi Lauper - True Colors ♫

Les années passent et cette année, je quitte la dizaine pour entrer dans la vingtaine.
Je n'ai jamais ressenti plus que ces jours-ci, ce sentiment de réapprendre à nouveau tout ce que je pensais avoir déjà incorporé et ce sur quoi je pensais ne plus devoir revenir.

J'étais persuadée que les adultes de mon existence était de RÉELS modèles de bravoure, de droiture, de respect de soi, d'autrui et qu'ils seraient mes modèles à tout jamais.
J'ai fini par comprendre, il y a quelques années, que ce n'était pas le cas.
Mais par amour, j'ai préféré me voiler la face et me dire que ce n'était pas grave.

Pas à pas, je tente d'apprendre à être une jeune adulte, une jeune femme qui tente de composer avec ce que la vie lui donne mais qui exige d'elle-même et des siens un petit quelque chose.
Exister, c'est " simple." Il suffit de respirer mais VIVRE, ça c'est autre chose.
Quelques auteurs ont émis quelques idées sur la question et semblent à peu de choses près d'accord sur la chose : 
Selon Victor Hugo, «  Le plus grand ennui c'est d'exister sans vivre»  tandis que pour Plutarque cela semble une nécessité «Il faut vivre et non pas seulement exister. »
Oscar Wilde lui faisait le constat suivant: « Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d'exister. » 
Nous existons et vivons au sein d'un ENSEMBLE, nous ne sommes pas tout seul(e) 
Vivre, oui. Vivre pour autrui, vivre pour son regard, vivre pour son approbation, non.
Je me suis aperçue que j'ai fait cela durant une GRANDE partie de ma vie. 
Vivre pour eux, vivre pour les rendre fiers, vivre pour les contenter ... Et s'apercevoir que finalement tous nos actes, toutes nos décisions, toutes les personnes en désaccord avec leurs idées ne sont tout bonnement pas considérées voire acceptées, c'est douloureux. 

Cette impression d'avoir appartenu toute sa vie à un courant qui nous a toléré uniquement parce que nous allions dans un même sens et que notre nouvelle affirmation dans le temps et l'espace ne convenant pas s'en trouve rejetée. Ouïch ! 
Que ma déception est grande ! Que ma considération s'en retrouve ébranlée ! Que ma perception de l'avenir s'en trouve changée ! 

C'est donc cela ? Avancer dans l'âge et se dire que depuis tout ce temps, nous n'avions rien compris ? Voilà mon sentiment du moment. 
Le sentiment que finalement, les choses vont d'elles-mêmes avec ou sans notre consentement. 
Ce sentiment de devoir composer envers et contre tout pour affirmer ses idées, goûts & couleurs, projets ainsi qu'aspirations et ce malgré les avis de nos premiers professeurs.
Comment apprendre à vivre avec eux, sans accepter tout ce qu'ils imposent pour mon soi disant bien ? 

Est-ce l'expression d'une crise de la vingtaine ? Est-ce justement un point marquant d'une vie ?
Contrairement à l'album et plus particulièrement à la chanson d'Amel Bent en featuring avec Diam's, A 20 Ans, cette " crise " n'est pas focalisée sur un homme ou les relations particulières entre Ryel et les hommes. Ou alors, en lien avec les pilliers masculins de ma vie.
Chez les femmes, la crise du passage à la vingtaine est-il conjointement lié aux interrogations concernant les hommes dans notre existence ?

Par définition, la crise est une « Période difficilesituation préoccupante. »
La vingtaine entière ne représente pas une situation de crise, ce qui est particulièrement douloureux c'est la prise de conscience à cet âge et le travail pour ne pas la rendre vaine.
En soi, dans quelques semaines, je fêterai mon vingtième anniversaire.

Ce jour-là, je commencerai ( comme par mon habitude ) par féliciter les parents qui sont devenus parents pour la deuxième fois ce jour-là, puis je continuerai ma journée : les textos/appels des miens me font rayonner, ils essaient de puiser dans leurs intérieurs les mots qui me feront éradier.. quant aux autres ? Je n'aime pas qu'ils me souhaitent un Joyeux Anniversaire, je trouve ce jour personnel.. je n'en parle pas, je ne m'étale pas, je ne me vante pas. Un jour, comme les autres pour la société mais dans mon monde, c'est la folie.

Mais après tout cette euphorie, après avoir festoyé, après avoir ri et été parmi les miens, trouverai-je la solution tout de suite ? Coulera t-elle de source au cours des différents événements survenant cette nouvelle année. Est ce un mythe ou une réalité ?

La suite dans les prochains posts...

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4 commentaires

  1. Ah, "...ce sentiment de réapprendre à nouveau..."  ! Il revient régulièrement au cours de la vie (enfin, pour la plupart d'entre nous).

    Contrairement à toi, j'ai compris très jeune que les adultes n'étaient pas "de RÉELS modèles de bravoure, de droiture, de respect de soi, d'autrui et qu'ils" ne seraient pas "mes modèles à tout jamais." Je ne sais si c'est un avantage ou un frein... On ne choisit pas ; on subit...jusqu'à la rébellion...ou pas !

    Chacun fait en fonction de son environnement, de ses conditions de vie affective, spirituelle, intellectuelle, matérielle...et développe, à son tour, des modèles plus ou moins adaptés socialement, qui nous aide -ou pas- à avancer dans la vie. Ceci dit, avoir d'exceptionnels modèles ne nous préserve pas de l'adversité, ni de commettre des erreurs (d'où le réapprentissage) et n'avoir pas eu de modèle n'est pas nécessairement un handicap.


    Tant de personnes n'ont même pas le choix d'exister alors vivre... Tant d'autres existent mais ne vivent pas...

    Même "au sein d'un ensemble", un individu peut se sentir seul donc être seul (au monde). Dans une autre acception, on peut dire aussi que l'on est tous relié les uns aux autres donc jamais seul...


    Oui, ça fait mal de s'apercevoir que "vivre pour autrui" peut nous conduire à de grandes déceptions.
    Mais est-ce réellement "vivre pour autrui" ? N'est-ce pas aussi le désir, la volonté de vivre pour soi (aussi) qui résulte de ce conflit a priori avec autrui mais surtout avec soi-même  ?

    Il est logique "d'accuser" autrui d'être un « mauvais » modèle mais c'est pour mieux se remettre en question afin de devenir soi-même un modèle.

    Contenter autrui semble être un schéma altruiste hérité de l'éducation, doté de manifestations affectives tangibles. C'est plutôt un bon départ dans la vie... ;) Être aimé, ça aide dans la vie.

    Faire plaisirs à ses parents et à nos modèles, en général, est "normal" ; Ne faire que les décevoir volontairement ; est-ce "anormal" ? NON. On confirme ou infirme le modèle à l'adolescence -en principe- pour se construire.

    Cette crise de "ta" vingtaine, est -semble-t-il- provoquée par l’ajout (ou la réinterprétation) de nouvelles valeurs émotionnelles (liée à une prise de conscience d'une réalité) telle la trahison, la culpabilité, ...Ce peut être, in fine, la maturité, l'intégrité, l'affirmation de soi, qui se révèle.

    Ce cap est salvateur ou pas suivant comment on le passe...

    On peut se dire, d'ailleurs, tout au long de notre vie que nous "n'avons rien compris" alors à quoi bon vivre car nous ne comprendrons jamais rien. Mais on peut aussi penser et accepter l'idée que c'est grâce à cette incompréhension que nous franchissons des étapes (exister vs vivre) car c'est cela qui nous invite à apprendre...

    Cette crise est aussi l'apprentissage de la liberté via l'émancipation vis-à-vis de l'Autre. Parfois, le prix à payer est prohibitif...car on peut se retrouver sans famille, sans modèle. Tout est à reconstruire.
    C'est le choix de dire et être comme autrui pour le contenter ou risquer l'opposition, la transgression, la friction des idées pour s'affirmer. On peut aussi aller dans le consensuel ou rester dans ce qui devient l'hypocrisie.

    Je ne souhaite pas un « bon anniversaire » mais je te souhaite une belle vingtaine.

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    1. Pur être honnête dès la première lecture de ton commentaire, je l'ai trouvé quasiment aussi long que mon article mais aussi très beau. Je l'ai aimé. Sincèrement. Et par amour, pour ce si joli commentaire, je ne commenterai rien de plus. Le temps me le dira !

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    2. Je ne sais pas écrire "court"... mais je vais le faire maintenant: ton commentaire est un très beau cadeau, posté le jour de... l'anniversaire de mon fils ! ;) MERCI BEAUCOUP ! ! !

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    3. Ne te force pas à écrire court.

      Tu m'en vois ravie. J'espère que vous avez passé une belle journée pour son anniversaire :-)

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