Etudier.

by - 22:37:00

Ces temps-ci dans le cadre de mon mémoire sur l'échec scolaire, j'ai fait passer différents questionnaires, effectué plusieurs entretiens et j'ai beaucoup appris remarquez bien que j'apprends de tout hein : film, peines, joies, rencontres

Les parcours sont différents, dans les années 70-80's, cela ne semblait pas être un obstacle d'arrêter les cours en 3ème, de faire un CAP coiffure ( Constats après lecture des réponses aux questionnaires ) .. Cela n'empêchait en rien de passer des concours dans un autre domaine et d'avoir une stabilité d'emploi. Ce qui n'est clairement pas le cas aujourd'hui.

Il y a quelques minutes, adossés sur mon lit, je parlais avec Papa, de la suite de mes études, de ce que je voulais entreprendre, ce que je voulais faire plus tard.
Ce « plus tard » semble si lointain et pourtant si tout se passe bien, ma fin d'étude sera dans un peu plus de 3 ans. Cela semble d'un coup, si proche, si près. J'ai cette habitude de m'éparpiller dans mes pensées, dans mes activités, dans ma manière de gérer le temps et l'argent sans prendre conscience que la bonne gestion de ces éléments ne pourra que m'être bénéfique. Et là, le choix de mon Master qui pose le problème du débouché, de la localité et du financement ( et par la même occasion de l'autonomie)

J'aime apprendre, j'aime étudier mais je n'aime pas être évaluée, je reconnais ne pas aimer la difficulté. 
J'ai tellement de facilités pour certaines choses, que lorsque j'apprends quelque chose de nouveau qui me semble dur et pénible, je vais vouloir me retourner vers la facilité.
 Je pense à la plongée sous-marine que j'ai commencé cette semaine et qui m'a paru tellement compliqué à pratiquer.. Une envie de retourner facilement vers la Fitness pour obtenir un 17 mais la note aura t-elle la même valeur ? J'ai déjà ma réponse..
Mais justement, grandir ce n'est pas connaître ses points forts et ses faiblesses pour pouvoir avancer ? Ne pas se contenter de nos acquis ? Cibler l'essentiel, ce qui est bon pour nous ? 

Pour autant, cela semble devra être le prochain élément à prendre en compte pour mener à terme ces études. Se dire que je ne suis pas seule à étudier, que la sélection se fera à côté d'autres et qu'il est temps de travailler plus que pour un total de 12. Quand on est fainéant(e) faut appeler un chat un chat clairement ou qu'on se contente de peu dans les faits mais beaucoup dans les paroles, les ambitions, il y a conflit d'intérêt quelque part.
Aspirer à de grandes choses mais ne pas travailler pour ou pas suffisamment ?
La volonté est donc au-delà de ce que l'on peut avoir l'impression de ressentir ?
S'acharner davantage et attendre que cela paie ?
Cette importance d'acquérir la patience au fil des années devient primordiale.

Je me rends compte un peu plus chaque jour où je me rends à la fac du coût des études. 
Ce coût moral, qui coûte bien plus que les frais d'inscriptions non remboursés car je ne suis pas boursière, qui implique de se lever chaque jour, d'effectuer un travail de longue haleine sur une courte durée à l'échelle d'une vie mais qui nous semble si long à vivre, de supporter les différents dysfonctionnements organisationnels de l'université dans laquelle on se trouve ( Pas de Td de X, pas d'affichage sur l'ENT, pas de photocopies gratuites ... blablabla )
Cette motivation qui semble être finalement l'accompagnateur dans cette quête ( de finir les études en les réusissant) qui accompagne les cours en eux-même. 
Je pense à ces étudiants obligés de travailler pour se loger, se nourrir, se vêtir ou ceux qui tiennent à acquérir et/ou garder une certaine autonomie vis à vis de leurs tuteurs ( parents ou autres) ; ceux faisant des distances hallucinantes pour assister à ces cours.

Oui, ce soir, je réalise qu'il faudra que je sache me dire qu'il n'est jamais assez. Et que je dois essayer de donner davantage pour avoir une place assurée. 

Signé Ryel


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2 commentaires

  1. En effet, dans les années 70, on pouvait arrêter l'école en 3ème sans pour autant être pénalisé dans (la recherche) d'emploi. Dans les années 80, j'étais dans cette situation, et c'était déjà un peu moins simple... Il n'y avait que des boulots "basiques", mal payés...mais il y en avait ! Enfin, surtout à Paris ! Parce qu'à la campagne, les industries commençaient à décliner ("choc pétrolier de 1973").
    Le Bac n'était pas la condition sine qua non pour passer des concours.

    Oui, 3 ans, c'est beaucoup et peu à la fois... ça passe plus vite que l'on ne pense ! ;)
    Une durée suffisante pour changer tes habitudes d'éparpillement... lol
    C'est toujours une question de priorité. Par exemple, ça fait 2 semaines que je zappe Twitter pour me concentrer sur mes partiels et in fine, c'est bénéfique pas que pour ça.

    Se contenter de ses acquis et se reposer dessus est un piège que je connais trop bien... C'est d'autant plus difficile de bosser à fond quand on a certaines facilités. Je suis persuadé que les plus gros travailleurs sont de gros fainéants à la base...

    Que ce soit dans les études ou dans un travail, il y a -et aura- toujours des contraintes, des efforts à fournir, des sacrifices... Ainsi est la vie ! Si tout était simple et facile, la vie serait fade...


    Bon courage pour tes études !

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    1. Merci pour tes encouragements Christian :)

      Je te souhaite de la persévérance pour les tiennes !

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