Avoir des relations sexuelles, c'est responsabiliser son plaisir

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En conversant avec des jeunes femmes dans la fin de dizaine, début de vingtaine, je me suis aperçue de certaines choses : il y a très peu d'entre nous qui sommes informées de ce qu'implique avoir une vie sexuelle.
La société, les gens, les situations font que le sexe est omniprésent autour de nous.
La moindre chose peut tourner en connotation sexuelle.
Remarquez comme on ne peut plus sucer une sucette ou manger une banane en public sans avoir des regards plus que significatifs. Freud, laisse nous tranquille ! Tout n'est pas "libidique" !
Pour autant, cela ne signifie pas que pratiquer la chose fait de nous des personnes responsables.

Il n'y a pas si longtemps, le sexe était quelque chose de très tabou.
En parler, était comme prononcer un mot interdit, comme braver un interdit. Et pratiquer alors ? Oulalalala. Malgré les interventions dans les écoles, les spots télévisés ou le " Sortez couverts " de Christophe Dechavanne après une famille en Or, cela ne semble pas pour autant amplifier la connaissance des jeunes filles/femmes : le non port du préservatif ou l'utilisation systématique de la pilule du lendemain ou du surlendemain comme mode de contraception, la contraction de diverses MST/IST les grossesses précoces notamment ou les avortements liés à la méconnaissance de leurs corps ( que l'on se mette d'accord, la part des avortements DUS à une méconnaissance de comment ça marche, pas les autres avec des motifs différents )  de ce qu'implique les relations sexuelles.

 Il est important à défaut d'avoir un partenaire attentif et soucieux de sa santé de prendre soi-même les devants pour pouvoir avoir une vie sexuelle équilibrée, heureuse et saine mentalement : sans devoir se précipiter pour aller se doucher après l'éjaculation du partenaire, sans se faire un sang d'encre et calculer ses jours de cycle dans la panique, sans avoir à acheter des tests de grossesses en quantité ou devoir courir à droite à gauche dans les centres de dépistage raconter ses imprudences pour savoir s'il n'y a pas une MST qui traîne ou des virus plus ou moins dangereux pour notre fertilité ou notre vie toute entière. Car certes, vous êtes deux à faire l'amour mais pour la grossesse, vous serez seule à porter l'enfant.

L'enjeu est alors double, éviter la grossesse et éviter de nuire à sa santé.

Nous n'avons pas toutes l'occasion de discuter avec nos mères ou nos grandes soeurs de ce qu'impliquent ces rapports sexuels notamment au niveau de l'impact mental.
Déconstruire tout ce que nous avons appris qui érige le sexe en démon, réapprendre par soi-même ou à plusieurs (notamment entre amies) et communiquer quant à nos incertitudes, nos peurs, se prodiguer des conseils PERTINENTS afin de se sentir prête. La pénétration n'est pas uniquement corporelle, elle est surtout mentale. Généralement, on nous parle des premiers rapports vers l'âge de 17 ans, pour autant, cet age ou un autre d'ailleurs n'est en rien un gage de maturité suffisante pour franchir cette étape qui s'inscrit dans la vie d'une femme. La partie pratique ou désireuse n'est pas la seule phase à évaluer afin d'avoir une vie sexuelle : sommes nous suffisamment assidue pour ne pas oublier la pilule tous les jours à 17h ? Sommes-nous capables de supporter ces hormones non naturelles injectées dans notre corps ? Sommes-nous capable d'aller déposer et retirer la cape cervicale ? Ou de supporter les fils de notre stérilet ? De ne pas oublier les préservatifs dans les moments torrides ?
Eh oui, tout chose semble avoir son prix !


Auparavant, l'idée de grossesse était omniprésente pendant le coït Coucou Sheldon hahahahahahaha mais dorénavant par divers moyens, il y a la possibilité de voir le sexe autrement que ce moyen de reproduction de l'espèce humaine.
 Au lieu de vivre une sexualité épanouie et sans risque même si le risque 0 n'existe pas, certaines semblent aimer vivre dans cette incertitude permanente. Or fort heureusement pour les femmes désireuses de vivre ces instants pleinement, la contraception existe.
Interdite en vente libre jusqu'en 1967 grâce à loi Newirth, elle se décline désormais sous différentes formes :
  • Pilule contraceptive
  • Implant contraceptif
  • Dispositif Intra-utérin communément appelé à tort : Stérilet
  • Patch
  • Préservatif (féminin/masculin)
Et cela semble être la solution lorsque l'on ne choisit pas l'abstinence temporaire ou définitive.
Toutes les femmes ne veulent pas d'enfants jusqu'à un certain point de leurs vies, d'autres n'en voudront jamais.
Personne n'aime se retrouver atteint de fièvres, de mycoses dues à une activité sexuelle avec des partenaires qui semblaient propres ou fidèles. 
Ne soyez pas naïves, les filles, pensez un peu à vous et à votre vie, aux conséquences que ces imprudences pourraient avoir sur votre vie et sur ce que vous entreprenez. 
Tout le monde n'est pas franc => Ici
Tout le monde n'est pas soigné => Ici
Parce qu'un enfant, qui à mon sens est un véritable don du Ciel, ne devrait jamais être non désiré => Ici

Quitte à faire les choses, je vous encourage vivement à vous renseigner sur ce qui pourra vous convenir au mieux mes chères et à BIEN faire les choses.
Alors, prenez soin de vous-même.
Signé Ryel

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3 commentaires

  1. Bien que ce ne soit pas le sujet de ton propos, j'ajouterais "responsabiliser son plaisir", certes mais surtout en ne l'intellectualisant pas car là, il risque d'y avoir perte de naturel, de spontanéité...voire de désir. Même si le sexe, c'est d'abord dans la tête que ça se passe...

    Je ne sais pas si j'ai une idée exacte sur le sujet mais j'ai l'impression que les jeunes femmes de nos jours sont un peu comme les hommes: soit elles parlent du sexe plus qu'elles ne le pratiquent ou a contrario elles ont une vie sexuelle totalement "débridée". Me trompé-je ?

    Le droit à la contraception est évidemment une avancée du droit des femmes mais cela ne semble pas diminuer le nombre de grossesse non-désirée (?).

    Soit le sexe est solitaire (donc pas de notion de responsabilité), soit il est partagé et là, ça se complique... Les hommes se comportent encore bien trop souvent comme des goujats et ne se sentent pas tellement plus responsable de l'acte qu'à une époque lointaine.

    Les maladies vénériennes sont en recrudescence; le HIV est considéré comme maladie chronique donc "soignable"; tout cela concoure à réfléchir à nos actes et à les responsabiliser.

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    1. Tu l'as si bien dit, le sexe c'est avant tout dans la tête.

      Concernant le comportement sexuel féminin, je ne pourrais te répondre mais je vois bien un exemple humain applicable dans les deux cas que tu as cité.

      Justement, le post était dédié à cela, comment avec tant de moyens, les choses semblent être comme si rien n'avait changé ?
      Je m'adresse aux femmes, car je me rends compte que le blocage et l'ignorance ainsi que les conséquences sont plus marquantes de ce côté là que de l'autre.

      Mais rien n'empêche...

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  2. Rien ne change vraiment dans la société malgré certaines avancées (très lentes) des mentalités... L'Histoire est un perpétuel recommencement. Malheureusement...

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