mardi 27 mai 2014

American Beauty de Sam Mendes ou l'importance de vivre pour soi - au péril de sa vie ? -

♫ Henri Salvador - Jardin d'Hiver ♫


L'histoire d'un homme qui raconte les semaines précédant sa mort. 
Cet homme discret qui  durant les dernières années de sa vie n'a été que consensuel.
Il occupait un travail qui lui donnait peu de satisfaction mais qui lui permettait d'offrir à sa famille ce dont elle avait besoin et plus encore, le superflu que tout le monde n'avait pas le luxe de pouvoir s'offrir.
 Ce même homme dormait aux côtés de sa femme, avec laquelle il n'avait plus de relations sexuelles, avec laquelle leur union n'était légitime qu'en public. Pour autant, il ne la trompait pas, il n'essayait pas de lui forcer la main ou autre.
En parallèle avec sa fille, la relation n'était pas au beau fixe non plus, comme quoi souhaiter le meilleur pour son enfant n'assure pas une relation parent-enfant de qualité.
Durant ses dernières années, cet homme s'est oublié. Cet homme a oublié pourquoi il faisait les choses, pourquoi il les subissait. Sa conduite passive, acceptant TOUT ce que ses proches lui donnaient à vivre, encaissant sans broncher, en adoptant une attitude conformatrice.

Un béguin plus tard, une rencontre en fumée avec Marie-Jeanne, un pseudo objectif plus tard..
Le voilà, prenant conscience de certaines choses, le voilà réalisant, le temps qu'il avait perdu.
 Le voilà, reconnaissant que cette femme qu'il avait choisie s'est retrouvée prisonnière du matériel.
Lorsque sa prise de conscience a été " active " , il a voulu la rendre effective et visible aux yeux de tous. Et c'est à ce moment là, que les gens prennent le revirement de situation comme une crise passagère due à l'âge, une rébellion.
Une triste fin pour cet homme qui est due à un malentendu. Comme quoi la communication est importante ! Mais une fin étant instructive.

Ce film est un beau film dans lequel joue Kevin Spacey .
Un film qui colle parfaitement à mon état mental du moment : ce sentiment d'avoir vécu pour contenter mes proches et cette volonté d'émancipation.
 Ryel, la fille bien sous tout rapport, Ryel la fifille obéissante, la soeur dévouée et malgré les reproches injustifiés, celle sur qui on pouvait compter pour ne pas décevoir.
Vivre pour les autres n'apportent rien.
  Cela nous met une pression telle que chaque faits et gestes dépendent du bon vouloir d'autrui. Mais qui pense à notre bonheur propre ? Qui s'interroge sur ce qui trotte dans nos têtes ? Dans nos coeurs ?

Je suis persuadée que bon nombre de mes proches pensent que je deviens folle, que je cherche à renier l'autorité ou bien même à défier quiconque alors qu'il ne s'agit pas d'eux. Il s'agit de moi. Uniquement de moi. J'ai ce BESOIN de faire mes propres choix, de prendre mes propres décisions et de vivre avec, qu'elles soient douloureuses ou non, qu'elles soient stupides ou non.
Je ne suis pas suicidaire, je ne cherche pas à me supprimer ou à me faire mal.
 Je veux juste que l'on puisse accepter la légitimité de mes décisions peu importe le niveau d'opposition auquel elle se trouve.
J'aimerais être encouragée dans mes projets, j'aimerais être soutenue dans ce que j'essaie de vivre et non assommée par des exemples de faits divers arrivés à X. 
J'aimerais un réel soutien qui ne se manifesterait plus par des paroles en l'air mais par un intérêt vers ce qui me motive, ce qui me passionne.

Pour ceux qui le peuvent, par la mobilisation de solutions et de moyens pour que je parvienne à réussir ce que je me suis fixée au lieu de critiques infondées et peu constructives.
Rien de pire que de ne pas vouloir s'intéresser réellement et sincèrement à ce qu'est une personne.
Rien de pire que de vouloir confiner, emprisonner une personne dans un environnement qui ne lui convient pas.

Mieux vaut éviter la méprise tout de suite.

Signé Ryel

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