vendredi 6 juin 2014

Angleterre, I'm coming.

Voilà 4 jours que je suis arrivée en Angleterre.
Après que je découvre que l'une des roulettes de ma valise était cassée, que Janice m'ait accompagnée à la gare, que Papa nous ait croisé pour me filer un sandwich, que j'ai passé les différentes polices - françaises et anglaises - que j'ai rencontré le très charmant Mark, fraîchement rentrant de Roland Garos, ou tenant une conversation très intéressante concernant la religion avec Audrey et son fils Jayden  allant à Manchester dans l'Eurostar, je suis arrivée.

Je vis au domicile d'une amie d'une quarantaine d'année, mère de famille - épouse - femme très occupée qui ne parle pas deux mots de français - elle sait dire merci ! - 
Un voyage très controversé du côté des miens car personne ne connaissait cette personne ainsi que sa famille. Mais la vérité est que personne n'a cherché à connaître cette personne et sa famille ni même à les rencontrer lorsque les diverses occasions se sont présentées.
Personne n'a cherché à savoir pourquoi je cherchais à partir, pourquoi il était important pour moi de partir.

La première fois que j'ai voyagé hors voyages familiaux et scolaires, ce fut pour le Congo, il y a maintenant 664 jours.
La première fois que je partais seule, loin de ce que j'avais toujours connu, de ce que j'avais toujours côtoyé. Chez de la famille, certes, mais qui n'était pas pour la plupart que des noms sur des têtes vues en photo ou sur des voix écoutées au téléphone avant coupure.

Cette fois-ci, je réitère dans une famille mais pas la mienne.
Autre différence, cette amie ne me considère pas comme une enfant. Mais comme une adulte. Et attend que j'agisse comme tel.
J'entends par là, au niveau des actions, des choix que je pourrais prendre concernant mes envies, mes aspirations. Une réelle première. Cela m'a permis de comprendre à quel point, j'avais besoin de ça. D'être considérée comme une adulte et d'agir comme tel. Comme quoi, j'avais ce besoin de ne pas dépendre des autres, de subvenir à mes besoins et d'affirmer mon caractère.
Je me sens libre de mes décisions, de mes mouvements et j'estime que c'est cela qui manque à ma vie, celle que je mène actuellement. Des responsabilités, du dialogue possible et constructif, de l'indépendance. Je me sens soutenue également.

Ici, j'ai trouvé du travail dans une nurserie. Ce qui me permet de côtoyer d'autres personnes, d'échanger et par la même occasion de mettre mon anglais à l'épreuve.
Le challenge n'est plus d'avoir un 20/20 mais de comprendre et de participer à des interactions qui ne sont pas aussi lentes que celles des cassettes que l'on nous passait en classe ainsi que des conversations n'étant pas sous-titrées comme au cinéma.
 En classe, entre l'anglais américain et l'anglais britannique, je trouvais que l'anglais le plus difficile à comprendre était l'anglais des britanniques, du coup j'avais choisi d'écouter NPR NEWS plutôt que BBC.
Cela aussi m'entraîne.

Se rendre compte que ce que l'on connaît, ce que l'on pense savoir, ce que l'on considère comme normal ne l'est pas pour les autres. Que les conditions de vie diffèrent selon l'endroit où nous vivons, les gens que nous fréquentons. Et que les frontières ne sont pas uniquement terrestres ou maritimes mais elles sont également culturelles, linguistiques.

Quand j'ai commencé à songer à l'article, j'avais des projets mais là... Donc je vais m'arrêter là.
Prenez soin de vous, les lecteurs.

2 commentaires:

  1. Ça fait du bien effectivement de s’éloigner du cocon familiale, ça permets de comprendre qui on est vraiment aux travers de nos actes et nos choix. En tout cas profite bien, la ville a tellement de choses à offrir. bisous!

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