A contre courant

by - 01:37:00

Ce soir, je suis excédée.
Pourtant, j'ai passé une soirée familiale formidable avec ma famille d'accueil enrichissante et apaisante dans toute sa splendeur.
 Mais voilà, il y a toujours quelque chose pour ne pas aller. Parce que je laisse ces choses m'atteindre.
Depuis quelques semaines, dans mes brouillons, j'ai deux posts " Famille " et " Parents : embrayage ou frein ? "
Ma problématique du moment se trouve être les échanges que j'ai avec ma propre famille et la place qu'ils prendront par la suite dans mon existence.

Je suis très famille : je connais les anniversaires de tous par coeur, pas une occasion que je loupe pour dire aux miens que je les aime, toujours celle qui rend service et j'en passe..
Seulement les années passent et l'écart se creuse.
J'ai réalisé que dans une famille, il y avait des familles : selon les affinités que vous avez avec vos côtés paternel ou maternel.
J'ai pris conscience également de tous les non dit et des secrets que peuvent comporter une famille, de toute la haine qu'elle peut porter en son sein.

La vision de la famille que j'avais, du moins la vision de MA famille que j'avais est ternie à jamais.
Avant, si l'on me posait la question, pour toi qu'est ce qu'est la famille : optionnelle ou indispensable ?
J'aurais répondu sans hésiter le second choix mais dorénavant, je trouve le concept familial douloureux.

Je suis dans une famille qui n'est pas la mienne, je vis avec eux quotidiennement depuis voilà 19 jours et je m'aperçois que l'on ne connaît pas les gens tant que l'on ne vit pas avec eux.
Je remarque ces habitudes, ces choses qu'ils font ensemble, ces moments privilégiés qu'ils ont les uns avec les autres, au delà même du désir de montrer - qui disparaît très rapidement - on sent l'union, l'envie d'élever ses enfants, de communiquer avec eux.

C'est dur de poursuivre des objectifs, des rêves, des aspirations lorsque l'on ne se sent pas soutenue par les siens.
C'est très dur que de devoir affronter la vie, de devoir affronter ses épreuves sans avoir le soutien escompté de la part de ceux qui représentent l'arbre dont nous sommes le fruit.

« J'ai rencontré plus d'adversité ou d'animosité dans ma famille que dehors. » Solo.


Ce qui est encore plus dur, c'est d'être considéré comme une ennemie parce que nos choix ne sont pas ceux de nos pairs.

 Le temps passe et je deviens sceptique quant à la place de ma famille dans ma vie. 

 J'aime mes parents, jamais, je ne pourrais nier tout ce qu'ils ont fait pour moi seulement, je grandis et nos routes semblent emprunter des chemins différents. 

Globalement, j'aime ma famille mais elle n'apparaît plus comme une évidence, je ne la placerai plus au dessus de tout comme les tendances d'aujourd'hui et j'ai désormais du mal à recevoir poliment des critiques de personnes qui semblent tout savoir sans s'intéresser à ce que je suis mais qui veulent uniquement avoir leurs mots à dire. 

Le genre de constat alarmant mais inévitable...

Je ne sais pas si c'est moi qui aspire à plus de liberté ou d'indépendance ou si je suis bel et bien lucide, mais sincèrement, c'est une situation pesante.

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2 commentaires

  1. "On ne choisit pas sa famille mais on choisit ses amis"
    Pendant une période de sa vie on pense que ce que dit la famille c'est "la bible" mais au final quand on finit par faire ses propres choix on se rend compte que ce qu'il nous conseille n'est pas forcément pour nous mais pour eux. Pour la manière dont il voudrait nous présenter à leur entourage, la manière dont ils conçoivent les choses sans penser à ce qui serait le mieux pour nous mais plus à ce que la société penserait de notre choix.
    Bref notre famille veut le meilleur pour nous sans prendre en compte ce qui nous irait le mieux. La famille ne nous conseille pas les meilleurs choix et on se rend compte quand on décide "de s'émanciper"

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    1. Tes mots sont très justes @Whatsmeans mais tu n'évoques pas de solution(s)...
      Quelles sont-elles d'après toi ?

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