vendredi 27 juin 2014

Vivre chez les autres et en dépendre.

Voilà 25 jours que je suis en Angleterre.
 Je vis dans une famille qui n'est pas la mienne et qui elle aussi a une double culture : Anglaise, du fait de vivre en Angleterre, que les enfants soient nés en Angleterre et Nigériane, car les parents sont originaires du Nigéria et qu'ils ont inculqué à leurs enfants le Yoruba, qu'ils mangent des plats traditionnels tel que le Jolof Rice par exemple.

Cette famille n'est pas la mienne, je veux dire même si la Maman qui est mon amie m'a dit que je faisais partie de la famille désormais, cette famille et moi n'avons aucun lien de sang et ce fut la première fois que j'allais hors ma propre famille - élaaaaaaaaaaaaaaargie bien sûr-  chez les autres.

Dans un tel contexte..Difficile de savoir comment prendre ses marques, comment participer, quelles sont les limites, quelles sont les règles à suivre.
 J'ai réalisé à quel point, l'adaptation était LA clé de la survie.

Il ne suffit pas d'écouter la Naija Music, croyez-moi ou non, ces Nigérians là ne connaissent pas Bracket and Co, mais connaissent la musique de Papa Wemba et Extra Musica, ironie du sort ? Je ne le crois pas.. Pour être honnête, la musique congolaise est réellement une très belle musique, ses rythmes sont reconnaissables et c'est un délice d'écouter les instrumentaux...
 Les paroles ou titres du son, c'est autre chose hein ! Bref.. Ne pas se fier aux nationalités.

En s'adaptant, c'est-à-dire, en laissant tomber des habitudes qui nous paraissent impossible à mettre de côté, en mettant toutes ses certitudes de côté, pour se fondre dans l'environnement dans lequel nous vivons.
Pas facile mais nécessaire, surtout lorsque certaines choses ou situations nous révoltent, nous choquent, nous dépassent mais pour autant, cela me rappelle les différentes immersions que les gens faisaient dans le quotidien des gens, le temps de deux jours, une semaine, un mois.

S'adapter, c'est entrer quelque part, OBSERVER, agir de la même manière que les gens qui sont sur place tout en gardant cette distance psychologique qui nous permet de remettre en question nos pratiques et d'émettre une opinion qu'elle soit bonne ou mauvaise sur celle des autres.

L'un des conseils les plus pertinents qui m'ait été donné avant mon départ a été : « Sois utile, ne sois pas un boulet ou un poids pour cette famille. Participe, aide-les, contribue »

Je me rends compte que c'est une attention de tous les instants.
 Je me rends compte également que l'on ne peut rentrer dans le quotidien des gens et s'isoler par la suite car les choses ne semblent pas nous toucher.
Savoir trouver la limite de ce qui est de notre ressort ou non, s'impliquer sans s'immiscer.
Les nuances difficiles à saisir mais importantes.

Je suis là et je me rends compte de la valeur de l'éducation que mes parents m'ont inculqué.
La nécessité de ne jamais garder son esprit fermé, s’atteler à être utile, à ne pas être un poids dans l'environnement naturel des autres.

Je pense que ce voyage était important pour moi, pour m'aider à comprendre ce que la bulle parentale m'a empêché de voir.

Le monde est si vaste, les cultures si multiples, les habitudes si divergentes.
Beaucoup d'enseignements retenus pour ce voyage dans la bonne humeur et dans les désagréments.
Je ne regrette rien, de rien.
Mais prochainement et sur bien des points, je ferai autrement.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Votre présence

Archives du blog

Mes autres pages