mercredi 2 juillet 2014

Dire que j'ai un blog ?

Ce soir, j'ai conseillé mon amie qui veut vendre ses créations sur Internet.
Je lui ai parlé du fait de devoir payer pour son domaine et que dans ce cas là, il était préférable pour elle de commencer à bloguer simplement, d'exposer son savoir-faire tout en étant attentive aux détails et à l'apparence de son blog. Puis par la suite, après avoir convaincu son petit monde, de faire un site plus professionnel et de payer pour cela sans prendre le risque de gâcher 12 pounds pour un site qu'elle ne touchera pas ou qui n'aura pas le succès escompté.

Bloguer, c'est étrange comme sensation.
Beaucoup voient les blogs comme un fardeau, comme une obligation.
 Le fait de devoir venir, de composer avec une page blanche, de publier en attendant des interactions..
 Voilà une décennie que je blogue et j'ai parfois cette peur que mes propos ne soient pas assez travaillés, pas assez compréhensibles, pas assez illustrés.
 Mais j'ai fait le choix de ne pas poster de photos accompagnant mes posts car j'ai déjà un espace avec mes photos coup de coeur : Rykifs, un autre avec quelques unes de mes photos personnelles, Fmpic et je n'ai pas envie de prendre Ryel Cosmos comme une vitrine pour m'exposer ou pour mettre ma personne en avant.

J'aime tenir un blog, j'aime cette sensation que je matérialise ma pensée qui passe par divers chemins : ma tête, mon coeur, mon bloc note, mes notes, mon journal, mes tweets et qui finissent par atterrir ici.
Cela me rend responsable de ce que j'écris. Je vois les nombreuses visites qui sont celles des lecteurs de Ryel Cosmos, à travers le monde et je n'en suis que plus intriguée, plus touchée.

Ecrire, c’est ma manière de m'extérioriser. Ma manière à moi de pouvoir partager avec le monde entier ... mais semblerait-il, le monde entier en excluant mes proches.
 Je n'ai pas ce réflexe de dire que je tiens un blog à mon entourage. Une poignée d'entre eux savent mais qu'une infime partie, le reste, le découvre par hasard, parce que j'en ai parlé suite à un échange.
Je n'en ai pas honte mais vous savez chacun à son jardin secret, et l'une des portes du mien est là.
Dans mon blog, j'écris franchement, j'aborde des sujets que je n'aborde pas avec tout le monde dans mon entourage - vous savez que tout le monde n'est pas un confident potentiel, j'espère ! - et du coup, cela fait partie de ma vie internet. Rare sont les gens qui savent que je suis active ici, et que je maîtrise pas mal de recoins de la sphère Internet mais comme je l'ai dit plus bas, lorsque l'on ne me demande pas, je ne dis rien.

Laisser les gens nous sous-estimer et leur prouver l'exact contraire de ce qu'ils pensent.

Vous savez, je suis désagréablement surprise par la place que les réseaux sociaux et sites Internet ont pu prendre dans les échanges que nous avons les uns avec les autres.
Ce sentiment que ce que la personne expose est suffisant pour prétendre à une connaissance quelconque, ce manque d'intimité dont font preuve certaines personnes - je pense aux parents - qui n'hésitent pas à envahir toutes les sphères possibles et praticables de l'être visé, ce sentiment de ne plus avoir à chercher, creuser et faire des efforts parce que l'option de facilité est là, prendre son laptop et envoyer quelque chose.

Certains, lorsqu'ils découvriront ce blog, penseront qu'ils me connaissent et n'essaieront plus d'apprendre à connaître autre chose de moi, très bien pour eux.
D'autres dresseront un portrait de moi du à mes écrits, sans prendre en compte contexte, ni divergences de cultures, de mode de vie et j'en passe.

Tout est lié et tout s'explique lorsque l'on assemble les pièces d'un même puzzle mais en ayant quelques pièces sans avoir connaissance de la forme, de la consistance ou de la finalité, comment pouvez-vous être aussi sûrs de vos convictions ?

Anyway... il se fait tard.
Je suis fatiguée, je vous laisse.


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