lundi 18 août 2014

Mensonges parentaux.. Ces erreurs à éviter.

Je n'ai jamais/pas encore porté la vie. Je n'ai jamais/pas encore donné la vie.
Mais mon aînée procréant, elle m'a donné ce rôle de Petite Maman qui m'a prise de court si jeune - J'en reparlerai ultérieurement - et qui me prend encore cette fois-ci avec un peu plus de préparation et distance.

Je sais juste qu'en grandissant, j'ai vécu avec les paroles de mes parents comme parole d'évangile et qu'en découvrant la vérité, pour certains d'entre eux, il m'est arrivé de me demander pourquoi ces mensonges.

Beaucoup de mensonges sortent de la bouche des parents : que ce soit pour protéger, pour ne pas dévoiler ce qui peut choquer l'enfant, pour ne pas avoir à admettre ce qui se passe réellement.
Si certains mensonges sont tolérables parce qu'ils n'ont pour fonction que de protéger, d'autres sont le résultat de bien des désenchantements futurs.
Cependant un mensonge reste un mensonge.

Dans la liste des mensonges qui m'ont beaucoup choquée, j'en retiens deux :


1. Le jour où j'ai appris que le Père Noël n'existait pas 
ET
2. Le jour où après que mon paternel m'ait promis les Etats-Unis si j'avais mon brevet, qu'il me dise le jour des résultats qu'ils ne m'avaient jamais dit ça. 

J'ai toujours été très friande de cette fête, Noël.
Si cette fête a été totalement déchristianisée, il n'en reste pas moins qu'elle était ma fête préférée.
A défaut de passer cette fête en famille, au soit disant QG familial de France, nous la passions tous les 5 : dîner en famille, quelques minutes à l'Eglise avant de découvrir les nombreux cadeaux sous notre sapin.

Je n'avais jamais remarqué que ces cookies que je laissais et qui étaient à demi-mangé ressemblaient étrangement aux miettes de Papa sur son menton.
Je n'avais jamais fait le rapprochement entre le retard de Papa lorsque nous allions à l'Eglise et ces cadeaux qui apparaissaient mystérieusement alors que nous n'avions pas de cheminée avant mes 10 ans.

Lorsque l'on m'a annoncé, que le Père n'existait pas.
J'ai vu la fête comme une vaste supercherie.
J'ai vu que notre sapin décoré ressemblait à une personne mal fagotée, mal maquillée.
J'ai vu que ce sapin qui me semblait si grand n'était pas si grand, au contraire, il m'arrivait aux épaules.

Chaque année, aller voir ce qui se tramait sous ce sapin ne m'intéressait plus. On n'essayait plus de me surprendre, on me demandait directement ce que je voulais et, de surcroît, l'excuse des millions d'enfants à couvrir de cadeaux n'était plus valable.

Mais je crois que c'est cet autre mensonge qui a été le plus déboussolant.
Je me souviens de cette année, 2007.
A cette époque, j'avais développé une réelle passion pour les Etats-Unis, du moins, pour tout ce qui fonctionnait, brillait, étincelait aux EU.
J'étais une réelle FAN, j'admirais cet ami de Papa qui avait déménagé sur la Côte Ouest, j'adorais toutes les musiques américaines, non pas parce qu'elles étaient de qualité mais parce qu'elles étaient américaines. Idem pour les séries.

A cette époque, je me souviens, que je n'avais pas grande motivation pour le brevet.
Je ne voyais aucun intérêt, je ne voyais pas la nécessité de l'obtenir.
Certaines personnes ne l'avaient pas et elles ont tout de même poursuivi leurs études, d'autres l'avaient et ont du stopper pour balayer. A quoi bon ?

C'est à ce moment que le paternel m'a dit que si je réussissais à avoir mon brevet, j'irais aux Etats-Unis.
Vous imaginez un peu ce que j'ai pu ressentir ?
J'avais ENFIN trouvé un sens à "tout" - je ne vais blaguer personne, la comparaison collège-université n'est même pas imaginable hein - ce travail que je devais effectuer.

A chaque coup de mou, à chaque mauvaise note, à chaque déception, je m'accrochais pour obtenir ce que je voulais car j'estimais au fond de moi que le voyage pour la contrée de mes rêves en valait la peine.
S'accrocher à un objectif, et mettre toutes les chances de son côté pour parvenir à cet objectif.

Et lorsque je l'ai eu, la première chose que j'ai faite, c'est d'être fière de moi puis soulagée en me disant que j'avais réellement accompli quelque chose et que je serais récompensée pour cela.

Imaginez vous mon dégoût lorsque je dis : " Alors quand est-ce que nous partons ? " 
et que j'entends un : " Mais je ne t'ai jamais dit ça, qu'est ce que tu racontes ? "

A chaque fois que j'évoque cette anecdote, les gens rient à gorge déployée mais la vérité est que j'étais dévastée.
A quoi bon ancrer dans la tête de quelqu'un un mensonge qui va le heurter et le blesser des années durant ?
A quoi servent ce type de mensonge ? Hormis de dévaloriser l'importance de travailler pour soi mais SURTOUT de décrédibiliser sa parole auprès de son enfant ?

J'aurais du voir que ceci était le prémisse de plus grand, mais j'étais jeune..

Un conseil ? Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas faire, ne promettez rien. 

J'ai parlé de ces mensonges parentaux après avoir entendu des anecdotes dans la bouche d'autres personnes qui pensent ce genre de paroles anodines mais qui ont également été marqué par ce genre de fait.

#teamonforgetRIEN

Signé Ryel

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