Mes impressions à chaud après Fruitvale Station

by - 02:22:00

Je viens de regarder Fruitvale Station et je ne vous cache pas que je ne sais pas où clamer mon dégoût.
Maman me clame sans cesse que l'Homme n'a plus aucun respect pour la vie humaine et que désormais en âge de faire mes propres choix quant à mes sorties et mes voyages, c'était désormais à moi de prendre conscience que si mes intentions sont nobles, celles des autres ne le sont pas forcément.

Je me souviens de cette sortie de film, en janvier de cette année me semble t-il.
Je ne me souviens plus des raisons pour lesquelles je n'y suis pas allée mais je sais pourquoi je l'ai regardé ce soir.

Je suis l'actualité du média Negro News : une actualité qui est concentrée sur tout ce qui concerne la diaspora africaine à travers le monde.
Il traite les informations selon différentes catégories que vous retrouverez en onglet sur son site.
Dans une des publications qu'ils ont faite, il s'agissait d'une Manifestation en l'honneur d'Eric Garner et contre les violences policières . Lorsque j'ai vu dans l'article " Fruitvale Station " , je me suis dit " C'est le Bon Soir ! "

Maintenant que je sais que je peux brancher l'ordinateur à la télé * Je suis un peu obsolète cependant je ne vous ai rien demandé hein ! * je me suis dit je vais me faire le film en grand, très grand.
Après visionnage, j'étais abasourdie.
Au bord des larmes, j'ai fini par quémander un câlin à Babe.
Je repense notamment à l'une des phrases que l'interprète d'Oscar Julius Grant III a dite :

 « Pourquoi vous avez fait ça ? J'ai une fille »
Cet homme qui est mort gratuitement. Cet homme qui a perdu la vie et par la même occasion laissé une orpheline, une veuve et une famille ainsi que des proches privé de sa présence. 
J'ai eu énormément de peine. Puis la colère m'a submergée. 

Comment un pays tel que les Etats-Unis qui s'impose et par la même occasion contraint les pays du monde entier à adhérer à ses principes peut permettre ce genre de choses arriver sur son territoire ?

Ne nous mentons pas. J'ai eu pitié des Afro-Américains.
 Ces hommes et ces femmes qui pour beaucoup ignorants de leurs origines, de leurs racines, descendants d'hommes et de femmes qui ont été réduit en esclavage à cause de leurs couleurs, fruits d'un violet d'un déracinement complet qui ont vécu et continuent de vivre l'enfer sur ce territoire.. 
Je me suis demandée si c'était une vie pour une femme noire d'espérer que son fils ne décède pas entre les mains de la police.
 Le seul destin pour un Afro-Américain qui n'est pas né dans une famille aisée est-il de finir ses jours en prison, de dealer, de braquer ou de mourir à cause de rixes entre gangs ou à cause de bavures policières ?

J'ai également eu ma période du " J'aurais voulu naître Afro-Américaine " et avec le temps, l'histoire de se pays me rebute jour après jour. 

J'ai été ultra choquée par les sentences que les coupables encouraient. 
11 mois de prison pour avoir tué un homme, des suspensions par ci.

Parfois, j'ai l'impression que les gens ne savent pas à quel point la vie est précieuse, à quel point la vie est inestimable et que rien ne pourra remplacer le souffle coupé par la mort. 
Je ne crois pas savoir à quel point la vie est précieuse moi non plus.
Je me rends compte que je suis mortelle, que je suis fragile lorsque je vois mon sang couler, mes os se briser, ma peau marquer. 
Là je réalise qu'un peu plus fort, et je pourrais passer de vie à trépas...

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