dimanche 14 septembre 2014

Endurcis-toi, Ryel

Jarrod Lawson - All That Surrounds ♫♫♫

Hey les lecteurs,

Comment allez-vous ? Ça fait un petit bail que je n'ai pas confié mes pensées profondes ici.
J'ai repris les cours cette semaine... Comment ne pas prendre conscience que cette année est censée être la dernière année de licence ? Comment ne pas avoir du mal à rester concentrée durant 1h30, réécrire rapidement pour saisir au plus proche la pensée de l'enseignant après quasiment 4 mois de vacances ? Comment ne pas penser à ce qui m'attend dans quelques mois ?
Voilà ce qui occupe un peu mes pensées ces temps-ci : mon avenir, mes perspectives universitaires, mes orientations en terme d'emplois, mes envies de voyages, mon besoin de rentrées d'argent.

Je pensais être sûre de moi concernant le Master qui m'intéressait mais je me suis juste aperçue que je m'y accrochais car j'y avais mis plus qu'un simple intérêt, j'y avais fondé des espoirs sans me rendre compte que ces espoirs auraient pu me rendre fâchée avec les miens, sans domicile fixe ou en difficulté financière. Je n'ai pas abandonné mais disons que l'on m'a sifflé un plan B qui a de la teneur et qui serait du coup, un plus pour moi, pourquoi pas tenter ?

Un de nos professeurs de cette année - qui a pris le temps d'apprendre à nous découvrir en nous demandant à chacun de nous présenter et de décrire nos projets alors que nous étions en CM - nous a dit : « Il n'y a pas de mystère, celles et ceux qui travaillent plus que les autres, réussissent plus que les autres. » et je me retrouve à évaluer ma volonté à obtenir ce que je veux.
J'ai du mal pour tout : à lire des livres qui ne me plaisent pas, à me renseigner sur des choses qui me révoltent, à faire les bons choix pour économiser mon temps, à ne pas checker les réseaux sociaux à tout bout de champs.

Depuis quelques années, j'épure, je fais le ménage autour de moi mais ça n'empêche pas que la déception vienne des miens : entre celle qui se montre indigne de confiance, celle qui me pense déloyale et ceux qui ne tiennent pas leurs paroles.
J'ai beau me persuader que je peux vivre sans rien n'attendre de personne, à chaque situation, CERTES je ne me mets plus du tout dans des états de colère et/ou de tristesse ou je ne bad plus mais je dresse sans cesse le même constat.

Certaines choses prennent des formes différentes pourtant c'est exactement la même chose qui se produit à chaque fois et à chaque fois, je n'ai qu'une envie : me replier sur moi.
Gérer seule mes émotions, me faire violence et avancer pour pouvoir refaire surface.

Je me rends compte que je suis un marshmallow, je n'aime pas ça mais quand j'en tiens dans ma main, je n'ai qu'une envie c'est d'appuyer dessus encore et encore.
Les gens aspirent aux gens bons autour d'eux, déplorent le manque de sensibilité et d'empathie des gens mais dès qu'ils en trouvent, ils veulent appuyer dessus encore et encore pour qu'il n'en reste plus rien.

J'ai été élevée dans un monde de bisounours et à bientôt 21 ans, je crois que je ne l'ai pas totalement quitté. Certes, j'ai fait une croix sur les comédies, j'en suis sûre après avoir vu Sextape  mais toute la partie : « Tout le monde est beau et gentil » est resté dans un coin de ma tête. Et c'est quelque chose qui va me rendre spleeneuse encore beaucoup trop de fois à mon goût.
Mon bonheur passera forcément par mon endurcissement.

Endurcis-toi, Ryel pour être agréablement surprise.
Ne fais pas d'efforts à la place de ceux qui devraient en faire.
Ne te laisse plus impressionner par la cruauté et le caractère fourbe des gens.
On va se concentrer sur les quelques éléments qui me rendent heureuse car OUI, j'ai choisi le bonheur et sur les objectifs qui me rendent active.

J'en arrive à 98 brouillons non publiés. C'est trop ! 
Signé Ryel

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