lundi 3 novembre 2014

Ce que mes prétendants m'ont appris

Courtisée par ces hommes plus ou moins jeunes ; par ces hommes plus ou moins beaux, plus ou moins diplômés : je m'étais dit que l'amour ressemblait à cela.
Un homme qui hypnotisé par ma beauté qui n'hésite pas à braver sa timidité afin de m'adresser la parole, de converser avec moi et d'apprendre à me connaître afin de confirmer qu'il voulait bien être avec moi.

Parce que je me disais que l'amour était partout, j'ai laissé l'opportunité à beaucoup d'hommes de pouvoir faire ma connaissance, de me parler, d'en connaître un peu plus sur ma personne avec toujours la même issue : mettre un terme aux échanges car des demandes irrespectueuses en émanaient.

« Généralement, ceux qui osent sont les moins que rien. » 
disait la Maman de Shakira 

Il m'a fallu des années pour comprendre que ce schéma ne fonctionnait pas.
Il m'a fallu passer par voilà les anecdotes plus ou moins dérangeantes afin de comprendre que l'amour n'était pas n'importe où avec n'importe qui parce que le premier venu m'a choisie pour contenter ses besoins et a donc mis le paquet pour y parvenir.

Avec le temps, je m'aperçois de la culotterie de certains messieurs pour parvenir à leurs fins.
Je me rends compte que ma façon amicale et accueillante de parler aux gens a pu induire en erreur et amener à croire que je pourrais me laisser tenter par des histoires amoureuses bancales et ou peu conventionnelles.

J'ai cru durant longtemps que l'âge n'était qu'un nombre et j'ai pris conscience qu'un homme de 43 ans en soi n'a rien d'un vieillard mais que partager la vie d'un homme de 43 ans, c'est une autre chose.
L'âge n'est pas qu'un nombre, il faut la situation qui va avec..
Loin de l'indépendance et sans la capacité de s'extirper de sa vie lorsque l'envie m'en prendrait : le but n'est pas d'être sponsorisée par telle personne dans le but de vivre une vie dans laquelle je n'aurais juste qu'à demander à autrui pour avoir ce que MOI je souhaite..NON.

Je refuse d'adhérer à cette version consumériste de l'amour, à cette version idyllique ou fabuleuse que l'on me vend de l'amour dans laquelle finalement JE serais le produit.

 Il y a quelques jours, j'ai livré une interview à une étudiante de psychologie dans le but de l'aider à réaliser une enquête sur la vision des 20-30 ans concernant le couple.
 Et en répondant aux questions, je me suis rendue compte du pourquoi j'étais célibataire.

Je n'ai jamais été de ces femmes-là, celles qui parce qu'elles se disent que l'amour est tellement plus intéressant que la solitude, il est bien de tout prendre plutôt que d'effectuer un choix judicieux et de refuser ces gens qui n'offrent finalement pas d'amour véritable mais de l'amour en boîte.
Une proposition éloignée de la réalité mais qui vaudra toujours mieux que rien..

Je ne suis ni une célib-à-terre ni une célibataire endurcie et encore moins une chieuse, je suis juste quelqu'un qui s'intéresse aux gens pour ce qu'ils sont et qui aimerait que l'on s'intéresse à moi sans l'objectif d'être un faire-valoir, un trophée, une cure de jouvence, un moyen de parvenir à ses fins.

Je ne veux pas que l'on me promette de passer la vie avec moi si c'est pour transformer celle-ci en enfer sur Terre, je ne veux pas que l'on puisse me présenter à ses proches pour se dire que dorénavant je suis coincée et je ne peux plus refuser quoi que ce soit.

Il existe des gens qui n'aspirent pas à transformer une personne en tel prototype, qui ne cherchent pas à lui extorquer de l'argent et des services jusqu'au dernier.
Des gens qui s'accordent à dire que partager certains moments mêlant tendresse, douceur, surprises. avec une personne pour laquelle on a eu une entente sur bien des points.

Merci à ces prétendants qui m'ont manqué de respect.
Désormais, je sais ce que je veux ou alors je m'en approche.

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