samedi 17 janvier 2015

Deux choses : 1) Réfléchir n'est pas un défaut 2) Les Hommes ne sont pas tous des prédateurs !

Hello les lecteurs,

Je vous ai laissé avec un post assez apocalyptique, je tenais à vous rassurer que le moral était revenu du côté de la joie et de la positivité quelques jours plus tard ;)

Hier soir, j'ai eu l'occasion d'être autour d'une table avec quatre jeunes hommes : des hommes instruits, des hommes réfléchis pour la plupart, des hommes ayant conscience de ce qu'ils sont, d'où ils viennent, de ce qu'ils font et j'ai beaucoup aimé.

Vous savez, je n'ai pas eu l'occasion avant ma première année d'université d'entretenir des liens avec la gente masculine sans que ces rapports ne soient des rapports de séduction unilatéraux, avec des intentions plus ou moins cachées ou entachées de suspicions de kiffs plus ou moins avérées. J'ai grandi dans un univers très féminin dans lequel les hommes de ma vie ont toujours été Papa, les Oncles, le frère et par la suite, Boobs. Le reste a toujours été composé de camarades, de connaissances de X ou de prétendants plus ou moins culottés puis de Mo.

Je ne me suis pas construite autour des hommes, je n'ai pas fondé mon bien-être sur leur présence dans ma vie, je n'ai pas essayé de combler des carences ou des absences puisque j'avais ce qu'il me fallait. De surcroît, mon éducation a été telle que les hommes provenant de l'extérieur, à savoir en dehors des camarades notamment, des proches etc..) étaient à considérer comme des « prédateurs », « ils ne viennent jamais par hasard»,« ils peuvent être particulièrement dangereux» cela se comprend à la connaissance de la peur phobique du viol éprouvée par Maman  
Du coup, lorsqu'un homme entrait dans ma vie, je le voyais comme un prédateur potentiel : j'étais sur la défensive, j'étais méfiante, j'étais distante. Mon attitude était tellement glaciale, j'avais cette impression constante que les garçons se moquaient de moi, ce qui m'empêchait d'aller vers eux.

Ma mentalité a quelque peu évolué et je reconnais que je ne pense plus avoir du mal à communiquer la gente masculine. J'aime discuter avec les hommes, j'aime leur poser des questions que nous nous posons entre femmes, j'aime me demander si ceux à qui je parle sont conscients des choses qui les entourent, qui les animent, qui les traversent.
J'ai pu comprendre que les hommes n'avaient certes pas le même fonctionnement que nous, mais à côté de cela, leur sensibilité, leurs émotions s'exprimaient différemment de la nôtre, et que sans communication des deux côtés, nous étions condamnés à penser que "75% des hommes sont des salauds" et "9 femmes sur 10 deviennent des bitches car voulant faire comme les mecs". Je ne suis pas toujours très adroite quand je leur parle, je ne suis pas toujours " abordable " mais j'ai compris que pour entretenir des relations convenables avec les hommes, il fallait établir ses propres règles connues de tous dès le départ ou alors ne pas avoir de comportements provoquant l’ambiguïté sur le discours prononcé. Par ailleurs, la soeur nous faisant rencontrer la famille de son compagnon, la nôtre s'est étendue et la relation entre les beaux frères et moi qui ont permis l'arrivée de nouveaux hommes dans ma vie.

Café Lecteur, décembre 2014
Depuis mon entrée à la fac, je discute énormément avec des membres de la gente masculine : des hommes de tout âge, d'origines diverses, aux parcours tous plus différents les uns que les autres. Et petit à petit, j'apprends à ne plus les voir comme des prédateurs mais également ne plus me considérer comme une proie. Je ne crois pas/plus à cette diabolisation par sexe qui consiste à faire de sa mauvaise expérience tout type de relation confondu, une science exacte. Au cours de cette rencontre, j'ai vu à quel point, l'intellect, la réflexion, étaient des qualités. On m'a reproché de trop réfléchir, de trop me soucier et je me rends compte que j'ai bien fait de ne pas écouter pour devenir ce que je suis actuellement.
C'est tellement plus intéressant d'être capable de confronter son point de vue, d'expliquer ce que nous sommes et ce vers quoi nous allons, pourquoi nous agissons lorsque nous y avons mûrement réfléchi au préalable, sans pression extérieure.

Un beau début de soirée entouré de ces Messieurs, menant à un beau projet, je l'espère.

Signé Ryel

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