Comment ma période de Googlelisation intempestive a pris fin ce soir...

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Ces derniers mois, on nous a demandé de concrétiser des projets professionnels, d'avoir des plans post licence (Masters, concours, vie professionnelle) et cela m'a fait remémorer ma pensée qui surgit à chaque classe de fin de cursus (la 3ème, la terminale) :

« Pourquoi nous demander MAINTENANT de choisir une issue pour des choses que nous vivrons dans 3, 5, 10 ans ? Et si mes plans changent, je fais quoi ? »
Pour être honnête avec vous, je me tâtais mais j'avais déjà pris la décision de ne pas poursuivre en Master... Du moins, pas en septembre 2015.

J'aimerais poursuivre mes études en dehors de l'environnement où je me situe actuellement, des études qui sont en accord avec mes réalisations du moment, avec mes aspirations actuelles. Ces études, loin de la maison familiale, me permettraient à la fois de faire ce que j'aime mais également de m'émanciper.
S'il y a bien quelque chose que je dois reconnaître, c'est cet amour parental que mes parents m'ont donné, cette (sur)protection dans l'unique but qu'il ne m'arrive rien de mal, que je ne puisse pas chuter de trop haut. Seulement, j'en arrive à un moment de mon existence où je me sens étouffée : l'Ile de France qui me paraît fade et encombré(e), cette vie de francilienne que j'estime vivre depuis bien trop longtemps. J'ai envie de sortir de ma zone de confort et de découvrir, me confronter à un autre mode de vie, une nouvelle façon de voir. Je commence à comprendre que l'idée puisse paraître désagréable pour Papa et Maman Dankiv mais j'ai besoin de cet(te) autre chose. Peut-être qu'en y étant dans 1 an et 3 mois, je vous dirai à quel point la vie francilienne me manque mais il se peut également que j'écrive ici à quel point cette décision aura été l'une des meilleures de mon existence de jeune adulte.

© FMD x KAFLEX - 2015
Durant cette période qui a été plus que stressante, angoissante, casse-tête puisque je me demandais sans cesse si cette année de césure après la licence serait une bonne chose. Alors, je me suis mise à chercher, chercher dans les exemples de réussite mais pas que, quels avaient été les parcours de vie des uns et des autres. Il y a quelques semaines, à chaque fois que j'avais envie de savoir quel avait été l'élément déclencheur dans la carrière d'une personne, je me suis mise à la googleliser (taper son nom sur Google).
Ainsi, je pouvais voir quel âge avait cette personne, par où elle était passée, ce qu'elle avait réalisé ou ce à quoi elle avait participé et en parallèle, la vie personnelle de l'individu était là ( parents, fratrie, concubinage, progéniture). Je ne saurais vous dire comment le petit sourire que j'ai arboré en découvrant que l'acteur principal de Jurassic World et l'une des actrices principales de Scary Movie étaient mariés a mis fin à ma quête.

 Pourquoi le cinéma, les séries fonctionnent aussi bien ? On aime s'identifier aux autres, à leurs vies en se réjouissant qu'autrui puisse vivre la même chose que nous et puisse nous comprendre.
 À croire qu'en voyant les destins des autres, j'aurais pu avoir des réponses à ma propre existence voire à mes propres questions.
Ce soir, j'ai certainement du comprendre que mes réalisations ne dépendent que de ma volonté de départ à effectuer certaines choses et d'autres facteurs qui m'échappent. Cette googlelisation m'a permis de comprendre que les destins des uns et des autres ne sont pas uniformes, qu'il n'y a pas de ligne directrice particulière tracée pour X mais pas pour Y.

Cette période de googlelisation est survenue au moment où j'ai eu le plus peur de prendre une décision qui « ruinerait » mon destin, et je crois que le fait d'avoir obtenu ma licence avec mention, d'avoir trouvé un emploi pour cet été mais également pour l'année de césure devrait uniquement m'encourager à donner le meilleur de moi-même dans ce que j'aurais à faire dans ce futur plus qu'imminent et de me DÉTENDRE. Alors détendez-vous chers Lecteurs, Stresser peut nous rendre la vie si pénible et étant donné que le stress se communique, rendre la vie d'autrui tout aussi pénible que la nôtre.

Elle (cette googlelisation) m'a également permis de comprendre à quel point, je tenais à ma vie privée. Je ne pourrais pas encore totalement qualifier ma présence sur Internet, mais je sais qu'à aucun moment, je ne pourrais accepter que CHAQUE instant de mon existence, chaque mouvement que j'effectue, chaque personne que je côtoie soient répertoriés sur un de mes nombreux comptes de réseaux sociaux (Blogger, Facebook, Linkedin, Tumblr, Twitter) voire que d'autres osent évoquer ma vie personnelle comme les tabloïds ou les apprentis macrelles 2.0.

J'aime partager mais je n'aime pas lorsque les échanges deviennent intrusifs, que mes faits et gestes soient épiés par autrui ou que n'importe qui soit en capacité d'avoir une vue globale de mon existence.
Non pas que je ne veuille pas une page Wikipédia à mon nom mais je tiens à mon intimité.
J'ai hâte de vous en dire plus une fois que j'aurais débuté puis achevé l'ouvrage de Pascal Zaoui intitulé La Discrétion ou l'art de disparaître.
Signé Ryel

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