Un enfant ? OUI mais pas avec n'importe qui, n'importe quand, dans n'importe quelles conditions..

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Petite Rymah, le 17 novembre 2016

Plus tôt dans la soirée, dans la salle d'attente des urgences obstétriques, je me suis retrouvée à entendre les récits de vie, les parcours amoureux, maternels compliqués de jeunes femmes dans la tranche d'âge 20-30 ans.

Je me suis mise à penser à ma situation de jeune femme à qui on ne cesse de demander sans cesse où en sont les amours, où en sont les projets de mariage et de perpétuation de la descendance.
Je me suis remémorée mes écrits datant d'il y a quelques années dans lesquels je programmais le Ry-wedding en 2020 et les Ry-kids en 2021.

Je suis allée un peu plus loin dans les souvenirs en pensant à ces enfants dont j'avais écrit les hypothétiques prénoms. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu avoir des enfants. Je ne savais pas et ne sait toujours pas d'ailleurs qui sera le père, je ne savais pas non plus comment on faisait ces enfants en question mais j'y pensais déjà comme étant une évidence.

Les années ont passé et ma soeur aînée a procrée : dans l'éducation que j'ai reçue, les soeurs de la maman sont appelées Maman avec leurs prénoms car considérées comme des petites mères qui ont élevé elles aussi les enfants à côté de la mère me voilà « mère de » deux splendides petites filles.. Oui mais bon... Même en ayant élevée durant plusieurs années une d'entre elles, je ne suis pas sa mère. Je suis sa tante, leur Maman Marielle chérie mais pas leur mère, pas leur Maman tout court.

Aujourd'hui, je comprends que pour faire des enfants, il ne suffit pas de désigner un(e) individu quelconque comme géniteur puis comme parent. Et cette compréhension ne s'est pas faite avec moi comme actrice de ces expériences personnelles mais comme observatrice voire dommage collatéral.

Je remarque à quel point il est facile de faire des enfants, du moins il est facile d’exécuter l'acte qui permet d'en faire. L'acte sexuel est un acte naturel, qui a de nombreuses vertus tant au niveau physique que mental mais il a des conséquences lorsqu'il est exécuté sans se soucier d'autre chose que son plaisir ou le but placé derrière l'acte.
L'une des conséquences, si on en oublie le plaisir et tous les enjeux inhérents à l'acte en lui-même, est la création de ce qui sera plus tard un enfant.
J'ai une pensée pour ces femmes en incapacité de procréer mais je ne parle pas de ces femmes-là ici. 

Je vois des femmes à peine en mesure de diriger leur propre vie qui s'hasardent à vouloir donner la vie et diriger celle d'un être malléable, vulnérable, influençable ; j'entends des femmes de mon entourage qui viennent se plaindre « de la nullité du géniteur» de leur enfant à venir et ne pas prendre les mesures qui s'imposent ; j'observe des femmes dans des situations instables et précaires qui ne voient pas que ce qu'elles ont à offrir à leurs enfants ; je regarde impuissante des femmes donner la vie à des êtres avec l'espoir de se sentir moins seules dans leur désarroi.

Depuis quelques mois, à chaque fois qu'on me parle d'enfants, je fais comme si je n'en voulais pas, je ne réponds pas de manière positive alors que je souhaite de toute ma volonté un jour porter la vie, être heureuse de contenir dans mon ventre ces êtres humains en devenir et que ces enfants soient le fruit d'une relation saine et sincère avec une personne que j'aimerais réellement.

Mais je ne souhaite pas devenir celle qui fera des enfants parce qu'il est temps, pour retenir quelqu'un dans une union qui ne marche plus. Je ne veux pas être celle qui verra en tout homme fertile une opportunité de trouver un géniteur idéal, celle qui fera un enfant pour bénéficier de certains avantages sociaux ou arranger sa situation personnelle au détriment de l'enfant à venir qui lui vivra dans la précarité et le malheur, j'imagine...

Avant, qu'un homme me dise vouloir être le père de mes enfants, je trouvais que c'était l'une des plus belles déclarations qui soit. Dorénavant, je m'aperçois qu'on ne peut pas faire d'enfants avec le premier à nous dire des douceurs, parce qu'il y a une envie soudaine qui ne prend pas en compte les situations actuelles et les exigences financières futures.
Je préfère un homme, qui au fil des années, du temps et d'une volonté commune me voudra en mère de ses enfants qu'être celle qui a le profil parfait pour être une bonne mère ou celle qui pressionnera pour enfanter.. Ou alors qu'il ne me le dise pas tout de suite !

Ces temps-ci, je ne sais plus trop si je dois être optimiste ou pessimiste à ce sujet mais je crois que la meilleure des choses à faire est de travailler à mon futur et de voir ce que l'avenir me réservera à ce sujet..

Signé Ryel

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2 commentaires

  1. Comme toujours ta maturité sur ces sujets m'épate.
    Moi contrairement à toi, j'ai toujours su que je ne voulais pas être mère, et on m'a prise pour un monstre. Ensuite la vie a fait en sorte que ma vision des choses évoluent, je fais confiance au temps et je verrai tout comme toi ce qu'elle me réserve.

    Des gros bisous!!!!!!!!

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  2. C'est malheureux qu'on t'ait prise pour un monstre. C'est ton choix. Ces gens avaient-ils idée de ce qu'était ton histoire, des épreuves que tu as du endurer qui ont influencé ton choix ?

    Je souhaite réellement que l'avenir t'apporte quelque chose qui te plaise et te satisfasse, chère Amanda.

    Smouak !

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