mardi 10 novembre 2015

" The Talk " ou " LA conversation " à tenir pour éviter certaines choses...

Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu de réelles conversations à propos de sexe avec mes parents voire même avec mon aînée. Les quelques échanges sur le sujet étaient toujours dans le but de me prouver que ce n'était pas pour moi (ou plutôt que cela ne devait pas l'être !) ou que cela pouvait avoir des conséquences graves (grossesse non désirée, maladies +/- graves) que je ne pourrais pas assumer.

Je me suis informée avec mes yeux, mes oreilles puis en autodidacte.
Les vraies savent et encore.. Avec certaines, si nous avons pu parler de nos craintes, vécus et idées reçues afin de dédramatiser, démystifier le sexe, avec d'autres nous n'avons jamais évoqué le " qui avait fait quoi avec qui " par pudeur, certainement.


Contrairement à ce qui est pensé, parler sexualité ce n'est pas énumérer ses prouesses et savoir-faire.
Je vois dans cette conversation une nécessité pour chaque enfant +/- grand de ne pas arriver à un certain âge avec des a priori ou fantasmes qui pourraient gâcher sa future vie sexuelle d'une manière ou d'une autre.

Parler sexualité, c'est accepter que l'enfant apprenne à connaître son propre corps, ses propres attributs et celui du sexe opposé sans les qualifier de sales.

Parler sexualité, c'est permettre à la personne qui se pose des questions de s'interroger sur son aptitude mentale ou non à avoir des rapports sexuels avec autrui.

Parler sexualité, c'est informer et rassurer pour ne pas accabler l'autre de ses angoisses et/ou revenir complètement déçu(e) de ce que l'on a pu vivre car on s'attendait à autre chose.

Parler sexualité, c'est prévenir des comportements sexuels considérés comme irresponsables avec des conséquences qui peuvent être fâcheuses.

Parler sexualité, c'est apprendre à "dépénaliser" la vie sexuelle ou à la réduire à la seule fonction de reproduction.

Beaucoup de parents pensent préserver leurs enfants en évitant de nommer leurs organes génitaux, en niant certaines réalités liées à l'activité sexuelle. Cependant, je tiens à rappeler l'existence des camarades de classe ou d'établissement, les paroles/clips/spots publicitaires/films dans lesquels les allusions sexuelles font légions. Par ailleurs, les moments volés - flagrant délit par ex - n'aident pas à rester dans l'ignorance très longtemps.... Pire encore, la curiosité de certains enfants les poussent à se renseigner comme ils le peuvent, même mal.. Pornographie, masturbation... 

Deuxième Sex-Talk que j'ai avec un enfant et je suis toujours partagée entre la surprise et la tristesse des propos de l'enfant à l'égard de ces choses-là.

FMD

6 commentaires:

  1. mes parents ne m'en ont jamais parlé et avec le recul, je me demande si j'aurais aimé. Après, je sais que j'ai été plutôt "consciente" et qu'il y a des enfants qui auraient bien aimé en parler avant d'essayer.

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    1. Je partage le même point de vue que toi, Marie Simone cependant j'aurais aimé que quelqu'un d'autre que mon frère puisse me parler de ces choses-là librement de façon à m'y préparer un peu.

      J'aime jouer ce rôle de talkeuse pour ces tout petits ou jeunes qui ne se retournent pas forcément vers leurs parents pour s'informer, le dialogue est touchant et ouvert.

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  2. Sans lire l'article, je tenais juste à dire qu'en voyant l'image de celui-ci j'ai eu ces phrases en têtes (en yaourt bien sûr lol)
    "Let's talk about sex, baby
    Let's talk about you and me
    Let's talk about all the good things
    And the bad things that may be
    Let's talk about sex
    Let's talk about sex "

    tiré de la chanson suivante : "Let's Talk About Sex" de Salt-N-Pepa https://www.youtube.com/watch?v=ydrtF45-y-g

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    1. C'est l'un des liens vers lequel on m'a renvoyé, loooooooooooool !!!!!!!

      Ta parenthèse m'a EUE, hahaha !!!

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  3. Avant de parler de sexe, pour ma part j'aurai aimé qu'on me parle d'amour. La seule évocation du sujet ramenait à la grossesse et comme tu le dis le fais que ce soit pas pour nous mais sachant que je ne parlais que d'amour et non de sexe. Je n'ai pas d'avis concret sur le fait de parler de sexe en famille ou plutôt je trouverais ça plus délicat pour en parler. Comme toi j'aurais aimé en parler avec mon ainé. Mais sachant que la famille a déjà du mal à parler d'amour...

    Au final, je trouve ça bête de nous parler des risques ( même s'il faut aussi) mais de voir le côté négatif avant le positif en sachant que dans tous les cas c'est une étape par laquelle on va passer.

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    1. Je te rejoins complètement.. Les appréhensions ont été telles que, les non dit aussi, du coup.. Construction dans la méfiance et dans l'ignorance, finalement..

      J'espère que nous pourrons passer le flambeau d'une meilleure manière aux fillettes et jeunes filles de nos entourages.

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