Tu as tes plans et pourtant... ça se passe autrement !

by - 02:04:00

23.12.2015

Hello les lecteurs,

Avant de commencer mon article, j'ai lu le post de Cecilia Emma sur le site Femme d'Influence et plus je lis cette jeune femme, plus j'ai la sensation sans la connaître que nous partageons certaines valeurs, certains objectifs ainsi que combats. C'est agréable de sentir que nous ne sommes pas seules dans ces luttes personnelles qui nous semblent uniques en leur genre.
Si je vous en parle, c'est parce que quelque chose me trotte dans la tête depuis quelques heures maintenant et que je me suis retrouvée une fois de plus dans ses écrits.


Ce soir, j'aimerais vous parler de ces projets que nous menons, ces projets auxquels nous tenons et qui s'avèrent plus difficiles que prévus.
Pour mon année de césure, je m'étais dit que ce serait simple de trouver un emploi à temps complet, de gagner mon argent et d'en épargner la quasi-totalité afin de partir avec des dizaines de milliers d'euros et la possibilité de financer mon école, mon logement, mon permis, mon Canon... J'avais projeté toutes ces actions sur une feuille en étant précise sur le budget, sur les mois que cela me prendrait, sur ce que je ferais de mon surplus... Seulement les mois passent et ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. C'est beaucoup plus dur et aléatoire que ce que je pensais que cela serait.


« Il est facile de se dire au début que vous êtes capable de supporter ces difficultés. C’est une autre chose de vivre ces problèmes au quotidien, jour après jour. »

Trouver un emploi y compris avec un Bac +3 n'est pas aussi facile que je l'aurais pensé : notamment lorsque l'on sort d'une licence de Science Politique et Sociologie avec un stage de 21 jours pour seule et unique expérience professionnelle dans son domaine. Le genre de licence lambda non professionnelle qui ne sont pas très vendeuses sur le marché de l'emploi. À l'inverse, je ne pensais pas que mon diplôme me disqualifierait d'office sur certains emplois ouverts à tous y compris aux sans diplômes et/ou qualifications particulières car "niveau d'études étant trop élevé".

«La vie d’un entrepreneur est faite d’adversités et de tempêtes, surtout dans les débuts. Or, un entrepreneur est doué de patience et d’endurance. Il est en mesure de trouver seul les ressources nécessaires pour s’en sortir ou pour éviter que sa structure se noie. Un entrepreneur ne recule pas quand tout va mal. Il va au front, et il est prêt à assumer les futures cicatrices. »

Je me rends compte qu'entre le " travailler pour gagner plus " et le SMIC horaire, je préfère le " Travailler pour gagner plus " même si le salaire fixe est la meilleure garantie.
À quasiment 10€ de l'heure, en 42 heures par semaine, on a réellement la sensation que le slogan prend tout son sens et que nous faisons partie de ces personnes qui gagnent leur argent à la sueur de leur front. En revanche, lorsque les décisions des directions nous obligent à travailler (beaucoup) moins en sachant pertinemment que chaque heure compte, recevoir sa maigre paie différée, ça fout un coup au moral.

À côté de cela, cette fatigue qui range notre objectif principal en second et qui nous empêche de faire ce que nous souhaitons réellement...

« Les entrepreneurs affrontent toutes sortes de doutes et d’inquiétudes, mais la plus grande de ces incertitudes est leur source de revenu» 

Pour la première fois depuis ma décision ferme et définitive de faire une année de césure, l'idée que je ne parviendrai pas à atteindre mon objectif m'a traversé l'esprit. Et j'ai ressenti à la fois beaucoup de colère, de tristesse et de déception. Puis, je me suis mise à chercher des alternatives à cette carence qui m'handicape actuellement.

«Un Entrepreneur ne se plaint pas, il trouve des solutions. Un Chef d’entreprise fait des plans pour dépasser les obstacles qu’il y a devant lui, il ne se justifie pas, ne se met pas en position de victime et ne cherche pas la pitié d’autrui. Il agit tout simplement. » 

Beaucoup des personnes que je côtoie me trouve (très voire trop) ambitieuse lorsque je réponds à leurs questions sur ma manière de voir mon avenir professionnel, mes projets d'expatriation/immigration, ma vie future. Je ne me pense pas matérialiste mais j'avoue que je ne me vois pas me contenter de la vision du monde que les autres m'offrent, du bout de pain que l'on me tend, je veux PLUS, beaucoup plus. Et c'est à cela que je m'accroche dans ces moments de doutes particulièrement pénibles

« Si vous aimez les chemins trop confortables* et trop faciles, vous ne pourrez pas entreprendre. » 

Je pense que certaines fois, quand on a cette impression que notre vie n'a été faite que de luttes diverses et de combats plus ou moins énergiques, on perd patience. On devient de moins en moins enclin(e) à accepter ces obstacles qui se dressent entre nos projets et nous ; on finit par regarder ce que nous convoitons et vouloir hurler car cette énième épreuve de plus est de trop.
Et pourtant, j'ai la sensation que dans cette vie, en dépit de tout ce que les autres cherchent à nous faire croire, il faut se battre : le combat ne semble prendre fin qu'à notre dernier souffle.

À ceux qui ont un objectif, quel qu'il soit (hormis ceux qui heurtent ou meurtrissent les autres), où que vous vous trouviez, sachez que vous n'êtes pas seuls. J'essaie d'imaginer quels peuvent être vos défis et vos moyens d'y arriver et je pense à vous, bien que vous m'apparaissiez sans visages, sans silhouettes. Juste des pensées allant vers des cerveaux en pleine recherche de comment changer leurs vies positivement.

Cet article m'a fait du bien ! Je m'en vais lire le cœur léger un ouvrage de relations internationales d'un auteur qui pourrait être un de mes futurs professeurs ^^

Du courage à vous, chers lecteurs ! On est ensemble !
Signé Ryel

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2 commentaires

  1. Oh my Ryel, te lire m'avait tellement manqué et quel bonheur de replonger dans ton blog avec un tel article.
    Je suis de tout cœur avec toi et je te confirme que le combat est très rude, même pour quelqu'un comme moi qui a soit disant un boulot stable et bien payé, les emmerdes et les aléas de la vie ne sont jamais bien loin pour anéantir mes projets et me faire recommencer à nouveau.
    Pour autant, je garde espoir et j'y crois.

    Des bisous!

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    Réponses
    1. Chère Amanda !!!!
      J'ai eu un sursaut de joie dans le coeur en te lisant, merci pour cela !

      Dans la volonté de se soutenir mutuellement comme on le peut, je te souhaite du courage pour réaliser tes projets ! J'espère que nous aurons l'occasion de parler ultérieurement de tes projets.

      Je t'embrasse !

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