dimanche 13 mars 2016

La métaphore du navigateur.

Hier, je me suis rendue chez l'Oncle.
Mon Oncle est un de mes confidents sur cette Terre, je partage énormément de choses avec lui.
C'est l'une des seules personnes qui réussit à m'apaiser tout en me disant que ce vers quoi je me dirige par mon attitude est le contraire des objectifs que je me fixe, et que je prends plutôt le chemin du malheur à vie.

En racontant mes soucis du moment à l'Oncle, ce dernier m'a dit que je passais mon temps à accumuler mes problèmes au lieu de les résoudre et pour illustrer son propos, il a évoqué l'exemple du navigateur ponctués de petits proverbes plus qu'intéressants que je souhaite partager avec vous ce dimanche.

Le navigateur dont le nom lui a échappé avait une quantité de problèmes qui compromettait ses chances de pouvoir terminer sa course dans de bonnes conditions. Tandis que ses proches lui disaient de lancer les fusées de détresse afin d'être secouru et de rentrer chez lui, il s'était interdit d'abandonner, l'abandon étant pour lui l'option de facilité. Il décida alors de lister l'ensemble de ces problèmes (manque de nourriture, mat cassé, etc..) et de procéder à la résolution de chacun de ces problèmes par ordre de priorité.
Ce navigateur a pu finir sa course, non sans peines, mais avec toute la fierté qui peut en émaner d'être allé au bout de son projet.  


« À chaque jour suffit sa peine » 
Le navigateur aurait tout fait pour résoudre chacun de ces problèmes dans l'ordre de priorité qu'il avait choisi. Ainsi quitte à consacrer une journée entière à la résolution d'un problème qui aurait pu être rapidement réglé dans un autre contexte, il s'est focalisé sur UN problème à la fois et une fois le problème résolu, il ne s'est pas attardé dessus pour remettre en cause la solution appliquée, penser aux éventuelles complications ou ce qu'aurait fait les autres. 
L'Oncle m'a dit qu'on ne peut espérer un lendemain paisible si on ne fait pas ce qu'il faut aujourd'hui.


« Qui embrasse trop, mal étreint »
Entre nous, j'ai eu du mal à comprendre ce proverbe. Et une fois compris, j'ai souhaité y apporter une inversion : « Qui embrasse trop, étreint mal. ».
À force de vouloir faire trop de choses en même temps, on finit par se disperser et mal faire les choses.
Dans le cadre d'une embrassade/étreinte, nos bras aussi grands puissent-ils être, si des dizaines d'enfants viennent s'y réfugier, nous saurons que nous avons fait un câlin collectif mais ce dernier n'aura pas été précis, personnalisé.
Apprendre à se concentrer sur les choses essentielles et à ne pas s'éparpiller sous peine de voir l'ensemble de nos souhaits ne pas se réaliser, à cause de notre négligence.

« La vie, on ne la rêve pas, on la vit. »
Je n'ai pas la sensation que je passe beaucoup de temps à penser à ce qui pourrait se passer, ce qui devrait se passer ou ce qui aurait du se passer. Mais lorsque j'ai évoqué ces plans, qui étaient les miens, ça traduit cette croyance implicite que je devrais avoir le contrôle sur les choses et que ce n'est pas normal que les choses planifiées ne se passent pas comme prévu.
Tellement de projets, tellement de plans pour finalement me rendre compte après discussion ou lors d’événements tragiques (décès notamment) que beaucoup d'énergie est dépensé dans la construction de plan pour un meilleur demain et durant ce temps, on ne vit pas réellement, de surcroît le lendemain attendu n'est jamais celui imaginé.

C'est bon de parler à des gens qui nous connaissent, qui veulent notre bien et nous conseillent dans ce sens. L'opération « Allège ton existence » continue.. Je pense qu'il me faudra un peu plus de temps pour apprendre à mettre mes angoisses & planifications de côté pour vivre ma vie.
On apprend hein :)

Excellent dimanche à vous chers lecteurs, on s'accroche !
Signé Ryel

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