dimanche 1 mai 2016

Premier bilan de l'année de césure.

Il y a un peu moins d'un an, j'avais décidé d’interrompre mes études afin d'entamer une césure durant laquelle j'économiserai 10 000€ et que je partirai à Bordeaux pour reprendre mes études. C'était il y a  un an.
J'ai mis du temps à comprendre que les choses ne se faisaient pas en fonction de ce que l'on pensait dans notre tête : je n'imaginais pas que courir après l'argent de cette façon impliquait un cercle aussi vicieux qu'épuisant.

Durant cette année de césure qui prend fin dans 3 mois précisément, j'ai refusé des emplois qui m'auraient permis de partir à Maastricht, Miami ou Malaga. Le but étant de reprendre mes études, je n'avais aucune envie de me retrouver ailleurs, de m'y accommoder et de devoir tout quitter car j'avais des études à reprendre. Par ailleurs, l'étranger c'est très bien, je suis la première à solliciter les voyages seulement cela a un coût non négligeable.

J'ai travaillé en tant qu'animatrice dans des structures municipales jusqu'à ce que je puisse être épuisée de l'organisation des structures et du fonctionnement global dans ce secteur d'activité. Par la suite, j'ai commencé à occuper l'emploi de Chargée de Clientèle pour des enseignes de lingerie et prêt-à-porter tout en devenant professeure particulier pour des enfants de la maternelle au lycée. Ce que je fais actuellement. Et tout cela, en 24 heures dans la journée. J'ai relu un de mes posts de blog durant lequel je me plaignais des horaires de cours et de mon manque de motivation mais j'ai appris cette année que la volonté de rentrer chez soi n'est pas suffisante lorsque l'on a des engagements professionnels qui se trouvent à l'opposé de chez soi.

En parallèle de ces activités professionnelles, je travaillais mes concours pour entrer dans un institut politique, j'ai sollicité tellement de monde que ce soit sur LinkedIn, dans mon propre réseau notamment des professeurs et je ne vous cache pas que j'aurais préféré certains refus aux aides qui m'ont été apportées : me dire oui pour finalement ne plus me répondre par exemple, me mener en bateau et finalement ne pas honorer sa parole.

Se rendre compte que le temps, l'énergie, la santé sont des éléments sans lesquels on ne peut rien accomplir de nos journées colossales qui semblent sans fins. La joie de pouvoir dormir sans que le réveil ne puisse sonner, la joie de pouvoir marcher sans être pressée ou avoir peur d'être en retard pour un quelconque rendez-vous, de pouvoir retrouver les siens et d'embrasser la vie comme il se doit. Ces instants sont précieux dans des emplois du temps surchargés.

Ces concours pour lesquels j'ai tant lu, tant dépensé, finalement, je ne les ai même pas passé. Et la ville dans laquelle je me voyais vivre pour les deux prochaines années, je n'y vivrai pas. Ma bourse d'études ayant été refusée à deux reprises, mes recours étant épuisés et mes économies insuffisantes pour y survivre.. Je n'ai pas eu d'autres alternatives que de penser un nouveau plan en y incluant des vacances BIEN méritées, un permis de conduire à obtenir avant la fin de l'année et des fonds pour démarrer de nouveaux voyages et projets notamment.



C'est un sentiment tellement particulier de se lever tous les jours, de faire quelque chose que l'on n'apprécie peu voire pas du tout dans le but de penser sur le moyen voire long terme. C'est quelque chose de tellement particulier de ne pas se sentir à sa place mais de devoir faire acte de présence, bonne figure dans l'optique d'obtenir ce que l'on souhaite plus tard.

Cette année de césure a été une sortie de ma zone de confort : elle m'a permis de lire davantage dans un temps imparti, elle m'a permis d'obtenir une rigueur, d'apprendre à travailler sous la pression, parfois accompagné d'irrespect et d'imposer mes limites à ceux qui me supervisent. Elle m'a également fait réaliser que j'ai besoin d'indépendance y compris dans la sphère professionnelle, ce que j'appelle « l'appel de l'entreprenariat ».

Cela n'est pas une partie de plaisir que de dépenser l'équivalent d'un RSA dans des envois postaux (Eh oui, la Poste ça coûte cher mais j'avoue exagérer un peu !) pour envoyer mes dossiers de candidatures, mes demandes en tous genres dans le but de préparer mon avenir.

Cette année n'est pas finie mais si vous saviez comme j'ai hâte de reprendre le chemin de l'université ! Ces derniers mois sont l'occasion pour moi d'apprendre dans un domaine loin de mes aspirations, de mon cursus universitaire des choses que je pourrais appliquer tant dans mon travail universitaire que dans d'autres pans de mon existence.

Beaucoup de leçons liées aux finances, aux économies : cette facilité avec laquelle l'argent gagné est vite dépensé dans des choses qui parfois n'en valaient pas la peine, ne valaient pas leurs prix ou n'étaient pas nécessaires. Ces options de facilité proposées par les banques, les organismes de crédit de tomber dans un mode de vie consumériste qui s'avère être au-dessus de nos moyens.

Entre nous, j'ai morflé et je continue de morfler, peut-être beaucoup moins mais je continue de me battre pour faire ce qui me semble bon pour moi et pour mon avenir.
Si je ne m'étais pas arrêtée, je n'aurais rien su de tout cela. Rien. Et pour cela, je ne regrette rien.
Chacun ses combats, comme ils disent. Je vous souhaite de poursuivre les vôtres avec beaucoup de courage et de hargne.

Signé Ryel

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Votre présence

Mes autres pages