dimanche 22 mai 2016

Préoccupations, absorber les rêves des autres and cie..

Hello les lecteurs,
Comment vous portez-vous ?

Je ne vous cache pas que ce soir, je suis soucieuse : rien de vital mais je pense à beaucoup de choses.

Mon année de césure touche à sa fin prochainement et je m'interroge sur beaucoup de choses à commencer par la première destination que je vais choisir pour ce mois de repos avant d'entamer de nouveaux défis.

Pour être honnête, cet été, je voulais fouler la plage, je voulais me dépayser totalement avant de rejoindre ma petite Maman (à comprendre Tante) au Canada.
Maintenant, je sais que je ne partirai pas du cocon familial cette année, je pourrais tout dépenser pour ces vacances bien méritées seulement, j'ai d'autres projets : refaire mon espace, acheter une voiture.
Et à l'heure, où je vous écris, j'ai essayé de nombreuses combinaisons (vol multidestinations + logements) concernant ces vacances et j'ai tout simplement fini par m'épuiser.

Il y a des soirs comme ça, où je me remets à m'interroger sur des choses que j'ai déjà décidées :
ce que je compte faire à la rentrée en Master 1 ; les débouchés des formations choisies ; les projets connexes à ces choix de vie.

Et cela me fait penser à ce que les interactions avec autrui peuvent apporter de négatif : cette impatience de mener à bien ses projets, cette absorption des aspirations des autres qui, du coup modifient nos projets, les sentiments générés par la frustration : envie, jalousie, haine.

Nous sommes dans un monde dans lequel toutes les personnes ayant accès à Internet peuvent s'informer de l'actualité d'autres personnes : que ce soit en lisant certains médias, en consultant leurs pages de réseaux sociaux, en écoutant des podcasts ou en voyant des émissions à l'origine de télévision.
Bien que l'exposition soit différente à bien des degrés, toute personne étant sur Internet s'expose d'une manière ou d'une autre : si elle n'expose pas son visage (voire son corps), elle expose alors ses pensées, ses projets, ses possessions, ses déplacements, ses leçons de vie.

En interaction avec ou même en simple observation de ces gens, on est amenés à se perdre dans des revendications, des espoirs, des projets qui ne sont pas toujours les nôtres. À force de lire certaines choses, d'en découvrir d'autres qui sont partagées par un grand nombre, on finit juste par adopter ces choses-là comme si elles étaient nôtres alors qu'il n'en est rien.

Et je trouve cela dommage. Dommage de devoir se conformer sans même partager ces convictions, ces goûts, ces modes de vie.
Je trouve cela dommage de vouloir pratiquer les mêmes choses que les autres car cela semble être la seule solution pour être riche, enviée et vue par tous alors que notre coeur ne se situe pas là ; je trouve cela dommage d'adopter les pensées de vie d'autrui sans réfléchir à si ces pensées nous conviennent.

Je conçois qu'il est très difficile dans notre monde de se détacher des modèles que l'on nous impose, des rêves que l'on nous vend comme étant ceux à pourchasser, des pratiques de vie et d'entretien pour être belle, heureuse et riche. Mais il me semble qu'il est tout aussi dramatique de passer à côté de ces envies, de ces choix personnels car sa TL en a décidé ainsi ou que les gens que l'on pense connaître car nous en lisons les posts, voyons les photos et retweetons les tweets tous les jours semblent heureux en le faisant. 

L'inspiration PEUT se trouver au détour d'un URL (des artistes que nous apprécions, des blogueuses que nous suivons), des pensées de nos proches, des vies de personnes de ces personnes que nous admirons ... mais cette inspiration doit avoir pour but de venir donner du pulse et de la nouveauté à ce qui est au fond de nous pour nous permettre d'atteindre NOS ambitions, NOS rêves, NOS envies et non pas celles de ceux qui au départ devaient uniquement nous inspirer.

Nous sommes 7 milliards sur Terre, et j'estime qu'il y a une multitude de choses à faire, à vivre et à expérimenter. Nous n'avons pas à suivre absolument ce que d'autres nous disent parce que pour eux, il en est ainsi. C'est à nous également de chercher ce qui nous plaît, ce qui nous convient en terme de pensée, ce qui nous transcende, nous élève et nous donne envie de nous battre.

Une fois ces modes passées, serez-vous aussi heureux d'avoir poursuivi des idéaux qui n'étaient pas les vôtres ?

Réfléchissez bien, les lecteurs ! De mon côté, c'est tout décidé.
Je fais mon GREUH !
Signé Ryel

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