Femme forte, femme indépendante, femme débrouillarde... Femme libre avant tout.

by - 15:36:00


Destiny's Child - Independent Women, Part I ♫♫♫

Hello les lecteurs,
Comment vous portez-vous ?

Pour ma part, je me porte à merveille. Hier, j'ai regardé le film Big Eyes de Tim Burton qui m'a confortée dans mes choix pris jusqu'à présent.

L'histoire de cette femme qui a fuit d'un premier mariage avec sa fille et qui a recommencé sa vie ailleurs, qui s'est confrontée à la recherche d'une activité professionnelle tout en tentant de vendre ce qu'elle savait faire : ses peintures emplies de son histoire, de ses émotions, de ses aspirations.
Une autre rencontre masculine aussi précipitée que flatteuse aboutit à son deuxième mariage mais également à un tissu de mensonges et à la distanciation de sa relation pourtant très complice avec sa fille. Les années passent et cette femme accepte que cet homme qu'elle a épousé prenne tout le crédit pour ses œuvres, l'obligeant à produire en série et à s'éloigner de ces deux personnes qui la connaissent si bien et l'aiment si fort.

En voyant le combat de cette femme pour se libérer des chaînes de son bourreau, pour ré-apprendre à s'ouvrir aux autres tout en faisant vivre sa fille et elle-même, je me suis dit qu'il est tellement simple pour une femme de tomber dans ce genre de situations : de fille nous pouvons rapidement passer au statut d'épouse et de celui d'épouse à mère sans avoir eu la chance d'expérimenter ce qu'était être soi-même sans rôle attribué hormis ceux que l'on campe à tour de rôle : fille, nièce, amie, sœur, camarade, voisine, collègue, belle-sœur, concubine, amante, femme, mère, belle-mère, belle-fille.

Nous, femmes, nous sommes prisonnières de tous ces impératifs religieux, culturels, sociétaux et/ou familiaux véhiculés par de nombreux canaux. Il faut une véritable prise de conscience pour comprendre que les choses que l'on nous impose ne sont pas faites pour nous et une force d'esprit incroyable pour rejeter de toutes ses forces ces projets venant de l'extérieur. 

Les femmes sont tellement plurielles de par leurs physiques, de par leurs histoires, leurs combats, leurs aspirations, leurs compétences et leurs ressources que réduire ces différences pour les faire rentrer dans des cases est une véritable erreur.

Ces dernières semaines, Kit Kat m'a qualifiée d'«afroféministe », un collègue m'a dit que mon style était très « Winnie Mandela » (celle-là était très forte, je ne m'en remets pas!) et Mikee a dit que je serai du genre à « mener mon mari par le bout du nez ». Et c'est là que je comprends que je ne suis pas comprise convenablement.

Plus le temps passe, et moins j'arrive à me soumettre. Cela ne signifie pas que je ne m'intéresse UNIQUEMENT à la cause des femmes noires où qu'elles soient dans le monde, que je ne m'habille qu'avec du tissu africain ou des robes qui y ressemblent ou alors que l'homme avec lequel je serai devra m'obéir pour être avec moi. Du tout !
Mais je constate que beaucoup trop de femmes semblent accomplir les sacrifices les uns après les autres car ces derniers correspondent à ce que l'on attend d'elles, et leur permettront d'obtenir ce pour quoi elles sont censées être nées, ce pour quoi elles doivent vivre : mariage, maternité, carrière professionnelle satisfaisante ; j'observe également que parmi mes proches, dans nos discussions tout tournait toujours autour de l'Occident, les inspirations étaient toujours ciblées autour des mêmes types de personnes, de mouvement qui ne ressemblaient pas particulièrement à ce que je suis ou ce que j'aime.

À 22 ans, je comprends que j'ai le droit de choisir pour moi, de me faire plaisir sans que PERSONNE ne vienne me dire que cette chose ne me sera pas accessible car pas de temps, pas d'argent. Cette année de césure m'a prouvé que je pouvais aller gagner mon argent et payer mes factures SEULE, que je pouvais m'offrir des choses onéreuses et financer mes projets par MOI-MÊME sans attendre la fin du mois ou la prochaine envie généreuse d'autrui.

Je ne veux pas dépendre de qui que ce soit pour découvrir de nouveaux horizons culinaires, de nouveaux cieux, de nouveaux gens. Pour moi, cette liberté mentale est le moteur de mes libertés à venir : la liberté d'exercer les activités socio-professionnelles ou personnelles que je souhaite, d'être en capacité de supporter mes besoins et mes désirs n'importe où dans le monde. Mais surtout le choix d'être avec ceux envers qui je ressens de l'amour, de l'affection, de la tendresse, de la sympathie par ENVIE et non par NÉCESSITÉ d'un petit billet, d'un coup de pouce, d'un service.

Comme je l'écrivais à Jussi l'autre jour, je suis seule.
Les gens gravitent autour de moi, je rends service à de nombreuses personnes sans que ces services me soient retournés dans la plupart des cas. J'ai appris à l'accepter et à développer les choses pour moi et moi seule, pour mon petit confort, mes petits plaisirs que je dissocie de ces dons de temps, d'énergie, d'amour, d'argent pour autrui desquels je n'attends aucun retour.

C'est une quête, celle de toute mon existence.
Je ne l'impose à personne, je ne fais aucun/e prosélytisme ou auto-promotion à quiconque.
Durant cette quête, je ne tenterai d'écraser personne puisque celle-ci est personnelle et ne regarde que moi, en revanche toute personne qui entravera celle-ci sera écartée de mon existence.

Je ne suis pas responsable des complexes et des insécurités que je peux causer à autrui, je lutte déjà avec les miens. Mais je suis reconnaissante de tous ces exemples que je peux avoir de femmes sous les yeux mais également à travers les écrans qui parviennent à ne jamais se laisser démonter peu importe les épreuves qu'elles traversent, les challenges qu'elles doivent relever, les différents pans d'existence à relier, la coquetterie et l'élégance qu'elles cultivent jour après jour.

Elles font de moi une femme en devenir meilleure, plus résistante, plus tolérante, plus apaisée. 
Ce post m'a donné envie d'en écrire un sur les raisons pour lesquelles j'aime les hommes ^^ 


Signé Ryel

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