Ces choses que j'aurais voulu savoir un petit peu plus tôt...

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Hello les lecteurs,
Comment vous portez-vous ?
De mon côté, tout roule.. Je suis arrivée il y a quelques jours maintenant à Montréal et je peux vous dire que c'est une bouffée d'air frais ! Je découvre une nouvelle ville, de nouveaux gens, différentes mentalités, d'autres comportements et modes de pensées, ça fait du bien !

Avant mon départ, j'entamais ce nouvel article qui parlait de ces enseignements que j'aurais voulu connaître un peu plus tôt. Je pense que ces derniers auraient pu m'aider à affronter certaines choses un peu plus sereinement durant cette année qui m'a parue longue et qui semble désormais un souvenir bien lointain mais également tout au long de mon existence.
  • Les plans écrits sur papier ont peu de chance de se réaliser exactement comme décrits
Depuis des années, j'écris des projets/souhaits sur papier : des objectifs personnels et professionnels, des voyages, des activités que je souhaiterais effectuer, des événements auquel j'aimerais assister ou présider, des situations dans lesquelles j'aimerais me retrouver. Certains sont peu détaillés, d'autres sont écrits du commencement jusqu'à la supposée fin. 
Au fur et à mesure de mes accomplissements, je rature et indique avec ce sigle précis " "que le projet a été accompli ou au contraire que le projet n'a pas abouti " [] ". En mars 2016, avec l'échec de mon projet de déménagement malgré toutes les démarches effectuées (3 demandes de bourses, 3 demandes de logement, plusieurs dossiers de candidature pour une grande école et plusieurs universités, des économies, du repérage sur place), j'ai compris que j'ai beau écrire des milliers de lignes parfaitement explicites, la vie ne se planifie pas sur papier.

On a beau prévoir, on a beau se prémunir, on a beau penser à toutes les alternatives imaginables, il n'empêche que notre esprit peut rester étroit face aux possibilités que nous offre la vie. 

  • Le droit de rétractation des gens 
Les gens nous disent oui, alors nous nous emballons : on s'imagine déjà sur les plages dakaroises, avoir des fous rires avec ces êtres précis ; on projette déjà ce que l'on compte faire avec cet argent prêté jadis ; marcher aux côtés de proches pour cette cause qui nous tient tant à coeur ; dans les bras de celui qui a fait battre notre coeur comme JAJA. 

Mais le moment venu, cette pote ne répond plus à nos relances pile poil au moment de prendre le billet d'avion ; les textos d'excuses +/- bancales pleuvent et les moments prévus sont reportés voire annulés ; la personne tant kiffée devient cet inconnu au comportement abjecte ; l'argent attendu ne nous est toujours pas retourné... 

Le droit de rétractation ou ces situations dans lesquelles on comprend que les personnes ne tiendront pas leurs paroles, ne seront pas à la hauteur de leurs mots. Des moments difficiles qui peuvent conduire à se recroqueviller sur soi-même, à ne plus vouloir faire confiance mais s'endetter de rage et de colère ne fait qu'alourdir l'existence.

À soi de ne rien regretter, de ne rien tourner en souvenirs sauce aigre douce. Tant que nous sommes là pour nous-même, nous ne serons jamais seules. Alors soyons notre meilleure alliée, notre go sûre, notre homie avant n'importe qui d'autre.
  • Tout le monde n'aura pas notre savoir vivre, notre éducation, notre bonté
Pas un seul jour ne passe sans que nous puissions faire la rencontre d'autrui.
Cet autrui peut se renouveler tous les jours ou incarner les mêmes personnes, il n'empêche que passer du temps avec ces personnes là n'induit pas que ces gens là ont des façons de faire similaires aux nôtres : que ces gens aient les mêmes définitions que nous pour une quantité de notions, valeurs et principes d'existence.

Ainsi, pour moi qui estime que le retard ainsi que le manque de réponses dans des conditions données sont des irrespects, la personne d'en face pourra trouver que c'est une forme d'impatience qui s'avère être une offense à sa liberté d'actions freinant son envie d'interagir ; pour une tierce personne, la politesse réside dans le fait de chaque personne rencontrée tandis que pour la quatrième, le respect c'est de ne pas déranger autrui.

Chacun/e est différent et il est CAPITAL de comprendre que ce n'est pas à toi, Ryel, de faire disparaître ces caractéristiques qui te dérangent. Apprendre à accepter l'autre et cesser tout contact si ces divergences nous paraissent insurmontables.
  • L'obsession pour l'argent, la domination et la reconnaissance
Malgré tous les mots que je peux lire, les principes d'égalité que je peux entendre, nous ne sommes pas égaux : en fonction de qui nous représentons aux yeux des autres, des fortunes et biens que nous possédons, du pouvoir d'achat que nous avons, de la notoriété et de l'influence dont nous pouvons jouir, nous sommes traités de façon spécifique. 

Une personne qui possédera des choses considérées comme onéreuses, les moyens permettant un pouvoir d'achat conséquent, une visibilité importante dans les médias, un statut ou ancien titre reconnu de tous sera toujours mieux traitée et considérée qu'une personne non exposée, qui se contentera d'obéir aux règles, discrète.

Ainsi, la personne qui fera un excès de vitesse de plus de 40 km/h encourera une amende, une suspension de permis ainsi qu'une immobilisation du véhicule tandis que l'ancien ministre de l'Intérieur FR repartira sans aucune sanction en menaçant le policier qui a fait son travail de le faire virer ; cette personne qui réussit à éviter toute condamnation pour des actes graves car particulièrement médiatisées et avec suffisamment d'argent pour racheter sa liberté au détriment de la justice.

Peu importe tous les discours pour modérer l'attraction que les gens ont pour l'argent, c'est un fait : aujourd'hui l'argent permet à beaucoup de personnes de jouir d'une certaine impunité, d'une certaine notoriété, d'acquérir des choses qui sont censées ne pas avoir de prix. Accepte-le Ryel mais surtout ne fais pas partie de ce groupe-là : aime les choses parce qu'elles te plaisent et non parce qu'elles valent tel prix ; fréquente des gens qui te font rire et non parce que leurs comptes bancaires comportent des millions.
  • Ce que tu donnes à autrui te sera rendu par quelqu'un d'autre
Marcel Mauss écrivait entre 1923 et 1924 dans l'ouvrage Essai sur le Don qu'un don impliquait forcément un retour qu'il appelait contre-don.
Je n'y croyais pas jusqu'à peu : en donnant on finit par recevoir de personnes qui ne sont pas forcément celles à qui nous avons donné.

J'estime que je donne beaucoup : du temps, de l'argent, de l'énergie, de l'attention, de l'écoute. Jadis en entendant des paroles sur ce don retour, je m'attendais à revoir les mêmes sommes données, les mêmes attentions mais ce fut une erreur.
Les gens sont multiples, leurs intentions encore plus nombreuses.

Je me suis juste aperçue que ma vie était remplie d'amour : des inconnus qui partagent avec moi un bout de leurs histoires, des personnes qui me font la grâce de m'accueillir et de me donner sans exiger quoi que ce soit de moi, beaucoup d'énergie, d'amour qui me donnent davantage envie de partager à mon tour, de donner dès que je le peux.

Faire par envie, faire par plaisir, faire par souci de et non parce qu'on attend un retour sur investissement. 
  • Encaisser le NON et rebondir
Pour être honnête, dans ma vie, on me disait rarement NON de plein fouet comme ça.
Peut-être parce que je ne demandais pas les choses, elles s'imposaient d'elles-même ; peut-être parce que je n'ai jamais voulu aller jusqu'au point de la prise de décision. 

J'ai demandé puis j'ai forcé et on m'a dit NON.
J'ai été honnête et j'ai espéré, on m'a dit NON. J'ai travaillé pour, j'avais tout pensé et ça a été NON.
Tantôt des réponses négatives expliquées, tantôt des excuses déguisées mais qu'il en soit ainsi. Le NON ne devrait pas être un obstacle qui a empêché la traversée mais bel et bien l'indice qui nous a permis de chercher d'autres moyens de poursuivre.

Ryel, ces trois lettres t'ont permis de descendre de ton piédestal et de te confronter au monde ; de comprendre que les choses ne s'obtiennent pas parce qu'on les souhaite fort, parce qu'on les mérite mais plutôt parce que nous faisons ce qu'il faut pour les obtenir afin d'en jouir/

J'ai compris que je préfère aller au bout de mon envie même si celle-ci se solde par un refus, une fois les réponses obtenues, le choc encaissé, je m'attèle au plan B : tant que je ne meurs pas, tout est encore possible !
  • Distinguer les plaisantins des gens sincères
Les gens peuvent dire et écrire des choses qui sont différentes de ce qu'ils pensent pour plusieurs raisons : manque de concertation avec soi-même, envie de bluffer, désir de tromper autrui sur ses intentions réelles. 

MJL, ma responsable dans mon travail d'année de césure qui s'est imposée par ses conseils aussi pertinents que percutants, me disait que les gens racontent ce qu'ils veulent, cela ne signifie pas pour autant que ce qu'ils disent est VRAI. Ils y croient suffisamment pour vouloir nous le faire croire. 

C'est à nous de s'assurer qu'autrui est cohérent et sincère dans sa démarche à notre égard sans se laisser aveugler par tout ce qui pourrait obstruer notre jugement : les choses ne tombent pas du ciel hormis la pluie et les grêlons je suis littéralement morte de rire, j'ai la sensation d'avoir déchiré il y a toujours des éléments alarmants, des indicateurs.

On ne peut passer sa vie à se demander si untel a été sincère, si telle personne se fout de notre gueule... Chaque personne est tellement UNIQUE que l'élément qui était le signe d'un foutage de gueule chez autrui peut être un trait de caractère chez cette personne franche avec nous EN REVANCHE quand le dialogue est ouvert, que les limites sont fixées si l'autre les outrepasse, c'est à nous de dire " Ciaciaaoooooo bye bye " ou de rester morfler.
  • Les amies ne seront JAMAIS des soeurs
La fraternité n'est pas une relation aisée.
En fonction des principes qui nous ont été inculqué, de l'importance que l'on donne aux liens du sang, aux relations de filiations, de nos caractères, de nos interactions, la fraternité peut être un ensemble de relations aussi complexes qu'intenses.

Durant longtemps, j'ai pensé que ces jeunes femmes qui constituent la fratrie Dankiv pouvaient être remplacées par une des Besties ou d'autres soeurs situées un peu plus loin géographiquement.
Je m'aperçois que je nageais en plein délire. Peu importe nos différends, nos accrocs, nos discordances, rien de ces choses négatives ne peuvent entâcher les moments de joie intense, la complicité et l'amour que je porte à mes soeurs ! Jamais, jamais, jamais, jamais !



Fratrie Dankiv, prise avec le filtre Snapchat de la petite soeur le 22/07/2016
  • Ne pas s'en vouloir pour le plaisir de se faire du mal
J'ai compris il y a peu que j'aimais me remémorer des souvenirs en modifiant les fins réelles afin de se ré-imaginer ce qu'aurait pu être telle histoire, telle relation, tel choix.
Pour moi, c'est aimer se faire du mal pour le plaisir.

Dans beaucoup de cas, lorsqu'on évoque ces loupés, on évoque la complexité des choses, des situations, des personnes. 
Je pense que cette explication est facile et permet de taire les questions que pourraient poser les curieux non audacieux mais je ne suis pas de ce groupe-là, et je ne m'épargne pas non plus.

Les choses ne sont pas arrivées, les liens n'ont pas survécu, les relations n'ont pas perduré...Eh bien qu'il en soit ainsi. J'ai fait ce que j'ai pu au moment précis, si ça n'était pas ça, je ne referai plus ; si c'était ça et que ça n'a pas marché, je panse la blessure et je passe à autre chose mais terminé cette souffrance provoquée par moi-même pour... KEDAL.

Je veux des bonnes vibes, pas d'autosouffrance USELESS !
  • Choisir entre le tout et son contraire
C'est une chose avec laquelle je deale encore : le fait d'accepter des situations de vie qui sont aux antipodes de mes envies actuelles.
Savoir dire NIET dès le départ car ne convenant pas plutôt que de laisser les choses évoluer pour au final devoir rejeter celles-ci.
  • Le couple : cette entité unique créee à deux n'est pas une fin en soi
Je suis admirative de ce que deux êtres qui s'aiment et qui se tirent vers le haut peuvent faire à deux. Toujours impressionnée par cette alchimie et ces choses qui font que deux personnes choisissent d'être et de rester ensemble, de s'unir devant des autorités politiques et religieuses, de procréer et agrandir l'équipe en place, des habitudes développées pour améliorer le confort de l'autre.

Cela n'est pas sans me rappeler ces histoires que j'ai pu vivre, ces duos que j'ai pu former et qui n'ont pas fonctionné, ces couacs mais également ces habitudes qui m'ont fait kiffer.

Aujourd'hui, je comprends que le couple ne fait pas tout.
Le couple n'est pas tout. Apprendre à savourer ce temps seule, régler mes soucis personnels avant de me lancer de nouveau mais différemment dans cette belle aventure, avec le partenaire non pas qui conviendra mais qui fera en sorte que ça fonctionne et qui finira par convenir.

Beaucoup blablaté, je viendrais corriger les fautes plus tard.
Portez-vous bien les lecteurs !

Signé Ryel

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