lundi 12 septembre 2016

In money THEY trust ou lorsque l'indépendance passe (en grande partie) par l'argent.



Hello les lecteurs,
Comment vous portez-vous ?

Disons que je suis passée par de nombreuses phases depuis mon retour : l'euphorie, puis le désespoir, la tristesse, la colère, la lassitude, l'amusement, le repos, l'anxiété, la détermination.
En Amérique du Nord, je me suis aperçue comme cette autonomie puis cette indépendance qui étaient les miennes bien que fictives sont ce dont j'ai besoin actuellement ; ces sensations de découverte et d'étrangeté aux moeurs et aux coutumes sont des sentiments que je veux expérimenter ; ces environnements anglophones et de manière générale polyglottes stimulants sont des ambiances dans lesquelles je veux évoluer présentement.

Revenir au sein d'un pays dans lequel les forces de l'ordre obligent des femmes à se déshabiller sur la plage, dans lequel les habitants ne réagissent à rien hors de leurs écrans de téléphone ; de retourner au coeur du foyer familial, avec le manque d'indépendance que cela implique, ça m'a fait mal.
Et parce que les choses ne se passent jamais comme prévu, je n'ai compté que sur une opportunité d'emploi étudiant dite de vive voix qui ne s'est pas concrétisée, résultat des courses ? Je suis revenue à la vie que j'avais avant de partir en Amérique du Nord : boulot, quelques bonnes vibes échangées avec mes proches durant la pause déjeuner, cinosh, maison. Le temps de pouvoir reprendre les cours en M1 en octobre.

Pour canaliser mes envies de bad, je me répète que ce voyage n'en n'était pas moins des vacances : nourrie, logée, blanchie chez la petite Maman et le petit Papa (à comprendre Tante et Oncle) ; sans aucune intention de travailler ou d'étudier ; prévoir de l'argent pour le déplacement (la carte OPUS à Montréal, les tickets de bus via Greyhound/Megabus, la MetroCard à New York City) le logement et la nourriture ainsi que le shopping lors de mes petits arrêts.
Durant mon aventure, j'ai pu compter sur LCL à 98%, j'ai pu retirer mon argent autant de fois que je le voulais dans quasiment n''importe quelle banque canadienne et américaine sans frais grâce à l'offre Etudiants qui m'a coûté uniquement 3€, l'un des meilleurs investissements de toute ma vie lol.

Cependant, cela m'a fait comprendre que la première chose que j'ai cherché à faire en revenant, c'était de trouver une source de revenus.
Je pense avoir compris qu'effectivement, sans argent, les possibilités sont plus que réduites.
Sans argent, on ne se loge pas ; on ne mange pas : on ne s'habille pas ; on n'étudie pas ; on ne sort pas; on ne voyage pas. on ne se fait pas quelques petits plaisirs à soi-même ou à ses proches.
Sans argent, on se prive de toutes ces choses qui nous font envie et trions parmi nos besoins lesquels sont satisfaisables avec le peu que l'on a.
Sans argent, on en demande à des personnes plus ou moins proches voire à des organismes financiers.
Sans argent, on finit par devenir obsédé/e par cette quête des sous en négligeant toutes ces choses autour et en n'agissant dans cet unique but.

On entend beaucoup de discours qui, tantôt diabolisent l'argent tantôt l'encensent.
Je pense personnellement qu'il est nécessaire au-delà des opinions que l'on peut avoir sur l'argent de comprendre que dans ces sociétés occidentales qui font le beau temps mais surtout la pluie dans ce monde érigent l'argent au centre de tout, ne pas avoir d'argent est un véritable frein.

Pour moi, l'argent ne fait pas tout : loin de là.
L'argent ne remplace aucun être cher qui décède, l'argent ne substitue aucunement les interactions drôles et spontanées que l'on a avec autrui, l'argent ne rend pas classe, respectable ou meilleur MAIS l'argent facile énormément de choses : l'argent permet de financer des déplacements lointains et onéreux, l'argent permet de s'offrir des soins et services de qualité, de jouir de privilèges auxquels beaucoup n'ont pas accès.

Cette quête à la beauté, la jeunesse et la richesse largement démocratisée est une quête qui donne la sensation à chacun/e que posséder énormément d'argent (ou être en couple/dans l'entourage de quelqu'un qui possède beaucoup d'argent) est LE but ultime de cette vie sur Terre.
 L'argent semble rendre plus attirant, plus intéressant, plus appréciable, plus visible alors qu'il est pour moi, ce moyen me permettant d'être indépendante.

Par indépendante, j'entends uniquement libre de mes décisions et de mes mouvements, en capacité d'assumer mes besoins et mon surplus où que j'aille sur cette Terre sans dépendre de qui/quoi que ce soit. Actuellement, je me pense autonome, je ne crache absolument pas sur ce que les parents font, bien au contraire, mais je paie mes factures depuis bientôt un an, je m'habille et prend soin de moi seule depuis plusieurs années déjà, je finance mes voyages seule sans compter sur personne au préalable.

Il ne me manque QUE le fait de partir de la maison familiale afin de louer voire acheter un endroit qui sera MA maison que je paierai seule; Et c'est cette étape qui me fait peur, celle de quitter la maison familiale pour arriver dans cet endroit qui deviendra mon chez moi, pour lequel je devrais toujours me soucier d'avoir payé le loyer, l'électricité, l'eau. La peur de finir à la rue du jour au lendemain car l'argent ne rentre plus, de devoir gagner suffisamment pour m'offrir un endroit qui me plaira et me conviendra suffisamment au détriment de mes études actuelles par exemple.
D'accepter des situations extrêmes pour me sortir de la panade : union intéressée, prostitution and cie.

Comment font les autres, vous me direz...
Les boursiers ne semblent pas toujours avoir ce problème ; les bénéficiaires de l'Aide Pour Le Logement non plus... Encore faut-il répondre aux critères d'attribution de ces aides ;

A la vue de toutes ces préoccupations qui étaient les miennes, une de mes grandes soeurs m'a donné un conseil que je vais suivre à la lettre :

« Focalise-toi sur ce qui fera de toi une femme plus libre demain »

1.  ETUDES

Même dans mes instants de panique, je sais que je veux finir mes études avant de partir à l'étranger.
Peu importe si celles-ci ne me rendront pas riches, c'est le domaine qui me passionne depuis des années maintenant et dans lequel j'ai envie d'oeuvrer.
J'aurais beau pester, les 575 euros payés me permettront une liberté de mouvement plus grandes que les dettes qui m'attendent à la fin de mes études qui m'auraient  coûté 75 000$.

Rien ne m'empêchera de postuler dans d'autres domaines que les miens si je sens que l'opportunité professionnelle peut être bonne pour moi.

2. PERMIS
Durant longtemps, j'ai refusé de conduire suite à un accident grave dans lequel j'ai été impliquée. Mais aujourd'hui, je ne peux plus nier que pour la femme indépendante que je cherche à être, je dois être en capacité de me déplacer comme je l'entends. 
Mes jambes, mes meilleures alliées depuis quasiment 23 ans ne m'ont jamais laissée tomber mais j'avoue que la voiture offre des possibilités plus grandes en terme de déplacements, de liberté de mouvements que je ne saurais nier.

3. ARGENT/SOURCES DE REVENUS
Comme je tente de vous l'écrire depuis de nombreuses lignes maintenant, il est devenu nécessaire pour moi d'occuper un emploi alimentaire permettant de pourvoir à mes besoins et surplus en attendant de pouvoir investir et récolter les fruits de ces investissements.
Cet argent que nous gagnons a des destinations tellement multiples : compte épargne, consommation, dons, investissements, prêts, voyages, biens... Il n'en reste pas moins important pour pouvoir vivre convenablement dans nos sociétés, sans se sentir lésée, en carence, en marge.

Je vais conclure cet article, en vous écrivant que je ne sais absolument pas où ces pensées vont me mener, ce qu'elles vont provoquer en moi mais surtout dans ma vie. Mais je fais en sorte que ma vie puisse être celle que j'ai envie de vivre.
Je vous encourage à tout mettre en oeuvre pour vivre la vie que vous souhaitez.
Ce n'est jamais évident de se faire violence, de bousculer son quotidien, ses proches pour transformer sa vie mais j'espère que vous y parviendrez pour vous rendre heureux/se.
J'espère que vous ferez le nécessaire pour vivre ce que vous voulez vivre et que ces moments seront meilleurs que dans votre anticipation.

Une très bonne amie à moi qui de surcroît me connaît très bien, Kat, m'a donné un conseil très pertinent qui est le suivant : 

« Ne quitte pas la peste pour le choléra »

Ce dernier signifie que vouloir être heureuse était une excellente chose mais qu'il ne fallait pas quitter une situation difficile pour en rejoindre une autre tout aussi voire plus désagreable.
Parfois prendre sur soi et patienter pour arranger sa situation doucement mais sûrement vaut mieux que de prendre une décision hâtive aux lourdes conséquences.

Toutes ces années à souhaiter mon indépendance, mon affranchissement ainsi que la libre et complète disposition de mon être sur tous les plans et sentir ce moment arriver, me donner un échéancier pour cette quête qui me semble t-il sera celle de toute mon existence... Je ne saurais vous dire à quel point, je trépigne d'impatience et de hâte en tous genre !

Soyez vous, chers Lecteurs, allez chercher ce que vous souhaitez et faites ce qui vous rend heureux, je vous le souhaite à mille pour cent !

Signé Ryel

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