jeudi 15 septembre 2016

Repartir en cours après 1 an loin des chaises de l'UNI

Hello les lecteurs,
Comment vous portez-vous ?

Je me porte plutôt bien, calée dans le canapé, buvant mon eau citronnée avec Kindred The Family Soul dans les oreilles grâce à Ry-speaker (mon enceinte) bien que fatiguée, avec le dos un peu en compote mais rien de grave, bien au contraire.

Il y a un peu plus d'un an, je prenais la décision d'arrêter les études pour un an afin de préparer mon déménagement en région Aquitaine, préparant les concours pour une Grande école. Ces projets devaient s'accompagner d'un emploi à temps plein dans les domaines je venais d'obtenir une Licence, à savoir la Science Politique et la Sociologie.

J'avais pris rendez-vous avec Pôle Emploi, la Mission Locale et m'étais inscrite dans de nombreuses boîtes d'Interim afin de pouvoir trouver un emploi rapidement.
En réalité, la mission locale ne m'a jamais rappelée pour me proposer quoi que ce soit malgré mes différentes relances, les boîtes d'Interim me proposaient des contrats à la semaine, Pôle Emploi était juste débordé et mon cas ne semblait pas suffisamment désespéré pour s'en occuper pleinement.

Heureusement qu'un adage dit qu'il ne faut pas mettre ses oeufs dans le même panier :  j'ai parlé à cette excellente connaissance pour ne pas dire amie de mon projet qui a directement accepté que je puisse travailler au sein d'une structure péri-scolaire, j'ai commencé à travailler le 31 août en tant qu'animatrice à temps plein ++ il m'est arrivé de travailler 42 heures dans la semaine par exemple en étant payée le mois d'après... ça n'a pas été facile. Plus d'UNI donc un salaire signifiait de payer ses factures toute seule, j'ai du quémander pour retarder l'échéance.

Travailler dans des conditions difficiles en gardant comme objectif la sécurité des enfants ainsi que des adultes, avec peu de formation dans le but d'être opérationnelle tout de suite, voir son planning passer de 42 à 22h hebdomadaires pour faire travailler tout le monde... J'ai tenu 5 mois.

Avant de partir, je m'étais assurée de retrouver autre chose, c'est ainsi que je suis passée d'animatrice à Téléconseillère/Chargée de Clientèle et tout cela dans la même semaine.
Si, les premiers jours furent drôles, intéressants, ceux qui ont suivi ont été particulièrement rudes : beaucoup de pressions, d'informations à retenir et à réutiliser.
Je ne saurais vous dire combien de fois j'ai pensé à démissionner de ce job beaucoup trop prenant, trop fatiguant, trop stressant. Mais j'ai tenu, voir le chèque arriver, pouvoir organiser mes projets en fonction des moyens que j'avais, et m'habituer autant au quartier qu'aux collègues, j'y suis restée.

En parallèle, j'étais professeure particulier : je donnais des cours de soutien scolaire à des enfants de 4 à 15 ans en français ainsi qu'en histoire. Si en tant qu'animatrice, je parvenais à m'organiser car horaires flexibles, le fait de combiner les métiers de Chargée de clientèle et Intervenante pédagogique m'a tout simplement épuisée ! Les 24 heures dont je disposais me semblaient insuffisantes pour accomplir tout ce que j'avais à faire.

Concernant mes objectifs post-licence, j'ai envoyé mes demandes de bourse et de logement très tôt au Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires (CROUS) pour emménager à Bordeaux, je me suis offert un weekend dans la ville pour explorer celle-ci et sonder les distances, le coût de la vie etc... J'étais prête, pour tout. Et pourtant, je n'ai pas eu l'opportunité de passer les concours de Science Po, l'université qui dispensait en partenariat la formation africaniste qui m'a fait suspendre mes études durant un an et m'a fait courir après l'argent comme une dingue à presque chaque instant a refusé ma candidature.

Je vous avoue que j'ai hurlé et déversé toutes les larmes que je possédais sans me soucier de qui pourrait m'entendre ou me voir tout en pensant " tous ces sacrifices pour ça ? Mais que vais-je faire ?" Quelques heures plus tard, je postulais dans plusieurs universités franciliennes aux formations Bac +4 dans les domaines de l'Urbanisme, de la Science Politique et de l'Histoire.

Mes projets initiaux ayant changé, je me suis demandée ce que j'allais faire de tout cet oseille lol
J'ai alors investi dans du matériel photo, j'ai surmonté ma peur de la conduite pour financer intégralement mon permis, je me suis mise à imaginer des combinaisons de voyage pour m'offrir des vacances bien méritées ! Mais également à prêter de l'argent, à comprendre cet engrenage dans lequel on peut tomber si on ne fait pas attention à sa façon de considérer et d'utiliser l'argent.

Les nouvelles sont tombées en juillet : 3 choix de formation s'offraient à moi, la personne censée m'accueillir à Dakar ne me répondant plus, ma petite Maman a coupé court à mes plans d'aventures pour m'accueillir avec amour et tendresse dans sa maison au Canada, et j'ai choisi le Master Histoire de l'Afrique de la Sorbonne, à Paris.

Durant cette année, loin de l'université, je me suis rendue compte qu'il y a ces gens que nous rencontrons dans des situations précises et qui changent notre vie : par leur façon de nous traiter, de nous dire les choses, d'interagir avec nous. Je pense à Marianne qui n'a pas hésité à me consacrer du temps, de l'énergie et beaucoup de sincérité dans ma volonté d'intégrer des sphères très fermées; je pense à MJL, cette femme tenace et infatigable qui m'a appris bien plus que le professionnalisme dans tous ses états mais surtout à aimer les autres sans vivre pour eux ; je pense à Edwin, cet homme qui s'est montré aussi présent que bon à mon égard en tout et pour tout, ce qui m'a permis de réajuster ma vision des hommes dans mon existence.

A l'heure où je vous écris, le trac que je ressentais à l'idée de retourner à l'école s'est bien dissipé.
Ces vacances en Amérique du Nord m'ont fait mûrir, évoluer et prendre conscience que j'étais sur le bon chemin, MON chemin, Je me sens tellement différente, tellement heureuse de ce que je suis, de ce que je vise et de comment je réagis actuellement face aux choses, aux gens, aux situations complexes.
Je me sens prête à tout rafler. A moi de m'en donner les moyens, de m'organiser pour accomplir toutes ces choses que je souhaite faire en temps et en heure les unes après les autres.

C'est un sentiment que je cultive tous les jours et que je ne laisserai jamais me quitter très longtemps.
Je suis sûre que la vie que je veux vivre est une vie où dans laquelle j'expérimenterai, je ferai, je savourerai. C'est cette direction que je veux donner à ma vie. J'en suis certaine.

Signé Ryel

2 commentaires:

  1. La référence à B2O lol :)
    Ce que je retiens de ton article c'est que si tu as réussi à te remettre en selle pour trouver une solution à "ton rêve" qui t'a lâché, c'est parce que tes objectifs étaient claires et que tu es déterminé à avancer. Alors nique tout cette année ! J'aime beaucoup ta vision de ne pas te laisser perturbé par les possibles échecs et toujours retrouver rapidement le moyens d'avancer et de ne pas perdre ton temps :) Bonne début de cours !

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    1. Ton commentaire m'a vraiment fait plaisir.

      Hahaha, cette phrase m'a archi marquée durant cette période lol

      Oui, je le suis. Et je pense que ce sentiment se cultive, s'aiguise et se maintient. Je te remercie pour tes doux mots et tes encouragements !

      :D

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