De la difficulté de reprendre les cours dans une nouvelle discipline après un an de césure...

by - 21:57:00

Somi - Ginger Me Slowly ♫♫♫
Ancien emploi du temps.
Hello les lecteurs,
Comment vous portez-vous ?
Pour ma part, ça fluctue.

Dans un de mes posts précédents, je vous disais à quel point, j'étais ravie de reprendre les cours : j'ai commencé en septembre par les cours de langue et je me suis initiée au Swahili.
Durant ces deux semaines tandis que mes camarades de licence étaient stressés par les notations et les débouchés, moi élève de Master en mineure, je prenais plaisir à fréquenter de nouveau une institution du supérieur, faire des petits films à envoyer à mes camarades d'Arusha, découvrir les pionniers du cinéma africain né après les indépendances avec des figures telles que Ousmane Sembene ou Souleymane Cisse.

Puis les cours de Master ont débuté en octobre et là, j'ai réellement compris que j'étais de retour dans l'enseignement supérieur. Tous les séminaires que j'ai pu avoir jusque là nous orientent dans une seule optique : celle du mémoire de Master 1.
Toutes les exigences et tous les impératifs autour m'ont quelque peu refroidie, énervée, fait flipper.

Le temps de plusieurs semaines tout de même  je n'ai plus vu toutes mes luttes menées durant mon année de césure pour reprendre les cours durant l'année universitaire 2016-2017, je me suis uniquement vue dans un amphithéâtre me manger des coups de pression au lieu d'avoir les pieds dans mes sandales, à déambuler dans les rues de je ne sais quelle vie inconnue pour prendre des photographies de gens inspirants.

On peut m'attribuer toutes les qualités du monde mais malheureusement la patience n'en fait pas partie. De surcroît, j'ai une soif d'indépendance qui ne date pas d'hier, une envie insatiable de découvrir le monde et dans mes états d’âmes actuels, le souhait de rassembler mes dernières économies afin de partir au bout du monde sans revenir m'a énormément traversé l'esprit.

Durant mon année de césure, la pensée que cet emploi de Chargée de Clientèle n'était que la transition vers la reprise d'études a été un LEITMOTIV pour continuer de me lever chaque matin pour aller gagner mes euros. Pas de loyers à payer, pas de crédits, pas de taxes, j'ai pu disposer comme bon me semblait de mon salaire et grâce à cet argent, j'ai pu faire beaucoup de choses.

Retourner à l'école, redevenir étudiante et ne bosser qu'à temps partiel et donc perdre les 2/3 de mon salaire d'antan, sans bourses et avec des envies qui, elles, ne font que s'accroître, ça aussi, ça n'est pas évident. Il faut une volonté de fer pour ne pas perdre de vue l'objectif qui est le nôtre et s'accrocher aux cours après un temps plus ou moins long sans étudier ; décrocher son diplôme et aller là où les opportunités nous mènent. C'est doublement complexe lorsque l'on quitte une discipline deux ans auparavant et qu'on démarre dans une autre à un niveau avancé.

Par ailleurs, je découvre pour la première fois depuis mon entrée dans le supérieur (2012) les joies de choisir ses matières, d'avoir énormément de temps libre que je devrais consacrer à de la lecture, des recherches dans l'optique du mémoire. Je ne vous cache pas que cela fait beaucoup de découvertes et de choses à organiser dans le lapse de temps aussi court que représente une année universitaire !

Ces dernières semaines ont été des semaines de doutes, de réflexions déjà menées... Je me sens déjà mieux, je connais les exigences, c'est à moi de fournir les efforts nécessaires pour y parvenir. Ou dans le cas échéant de trouver autre chose qui correspondra plus à mes attentes, encore faut-il que je sache quelles sont-elles.

Je vais laisser le temps faire son travail.
Portez-vous bien chers lecteurs !
Signé Ryel

Dans le même genre..

0 commentaires

Votre présence