dimanche 25 décembre 2016

Le droit à l'erreur.

Maxwell - Matrimony : Maybe You ♫♫♫



Ce tas de carte représente les 97 cartes de visites (oui Papa, Nabila & Kissina m'en ont pris malgré tout lol)  que j'ai commandées sur le site Vistaprint qui contenait une erreur en espagnol et que je ne pourrais donc pas distribuer. C'est une excellente leçon et je vais vous expliquer pourquoi.

Vous savez, je songe à mon prochain tatouage depuis plusieurs mois déjà : Self Made Woman in Progress.


 « Qu'est-ce que "self-made-man" ?
Le self-made-man est une expression très courante aux Etats-Unis qui désigne un homme actif et ambitieux qui ne doit sa réussite professionnelle ou sociale qu'à lui-même en partant de rien ou avec très peu de chose. On inculte dans les mentalités américaines que celui qui échoue est celui qui n'a pas surmonté ses propres faiblesses. C'est donc une culture très ancrée dans la volonté de réussir. » Source : Youscribe

Imaginez vous donc que moi, en tant que jeune femme ambitieuse, ayant l'habitude d'entreprendre des initiatives seule, de financer mes projets seule, j'ai par moments cette mauvaise mais compréhensible pensée qui consiste à me dire que je peux le faire toute seule, comme d'habitude. J'ai voulu changer de cartes de visite, j'ai voulu la prendre, plus sobre, moins parlante mais plus axée sur les langues que je parle et que j'apprends non sans difficultés. Et figurez-vous qu'au lieu de parler aux hispanophones et swahiliphones de mon entourage, je me suis entêtée à faire mon truc seule et j'ai donc commandé sans faire vérifier ces dernières.

Résultat des courses, mes cartes arrivent, je demande le torse bombé et impatiente de recueillir des avis à mes collègues leurs préférences entre l'ancienne et la nouvelle carte de visite. Et c'est ma très bonne collègue mais également copine hispanophone qui, sans tact mais beaucoup d'humour m'annonce que je me suis trompée dans la traduction en espagnol.

Et là, dans ma tête, c'était sombre comme la pénombre étoilée (hahaha je suis morte de rire), il va me falloir rééditer les 100 cartes de visite sous peine de devoir demander aux personnes à qui je donnerai ma carte si elles parlent espagnol. J'en ai profité pour redemander la traduction de ma phrase d'accroche en Swahili auprès d'une connaissance Tanzanienne de Dar Es Salaam et une de mes professeures de swahili, elles tombaient d'accord sur deux des trois verbes présents. 

Et l'issue de l'histoire, bien que drôle n'est pas la plus importante. Ce que j'ai compris, c'est que je fais des erreurs, je serai amenée à en faire et il est normal de demander autour de moi, à ceux qui savent, ceux qui veulent et peuvent m'aider plutôt que de m'obstiner dans mon délire de " Seule contre tous " alors qu'il n'en est rien.Et ce droit, c'est le droit à l'erreur. 
Un droit qui peut être multiple, varié, cumulatif : le droit à la flemme, à la tristesse, au sentiment de perdition, à l'énonciation de choses bêtes.

Je prends tellement de choses beaucoup trop au sérieux, que j'en ai oublié que je pouvais faire des bêtises, me tromper, recommencer, laisser de côté, persévérer... Tellement d'options que j'oublie au profit de cette pression que je me mets et qui parfois me noie sous des impératifs de bien faire "no matter what " qui ne sont pas nécessaires.

Je ferai faire mon tatouage dans les prochaines semaines ou mois, en gardant à l'esprit que la réussite est un ensemble de facteurs mêlant l'individuel et le collectif. 
La réussite individuelle part de la volonté personnelle,  se concrétise par des démarches menant à interactions qui cristallisent l'action d'un groupe d'individus.

Signé Ryel


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