If I'm writing this, it's too late...

by - 03:02:00

Ce soir, je pense à ce que l'écriture a apporté dans ma vie après une discussion plus qu'intéressante avec Ola.
Je n'ai jamais eu de mal à exprimer mes ressentis, mes souhaits & aspirations, mes peines et mes déceptions mais vous savez tout le monde ne sait pas écouter. Tout le monde ne sait pas dire la vérité. Tout le monde ne sait pas communiquer respectueusement et de surcroît sans trouver de fautif à une situation fâcheuse.

De nombreuses fois, j'ai parlé à voix haute, j'ai écrit à pleins mots pour communiquer aux concernés que nos interactions suscitaient en moi des incompréhensions, de la tristesse et de la frustration. Bien souvent, ces échanges n'ont fait qu'accentuer ces sentiments. Alors, j'ai décidé un jour d'écrire des lettres ouvertes à ces gens qui m'avaient fait mal, avec qui les histoires se sont achevées par des silences, des absences et des carences afin de passer à autre chose.




Tout ce que je n'ai pas pu leur faire comprendre, tout ce que je n'ai pas pu leur dire, tout ce que cela a suscité en moi.

L'écriture m'a apporté tellement de quiétude, je ne sais pas si autre chose que la musique a pu avoir un tel impact sur ma personne. Coucher mes mots sur du papier, d'une pointe +/- fine avec tout l'espace et le temps nécessaire pour avouer mes peines les plus profondes, mes frustrations les plus vives. Les moments de relecture sont des moments de grandes émotions, de prises de conscience importantes et d'envie de poursuivre avec force et courage comme me l'a si bien souhaité, Ola.

Alors oui, quand les interactions ne suffisent plus, quand les paroles ne parviennent pas à créer de l'empathie, il me reste cette alternative. Celle des mots, les miens.
Ce rendez-vous des palabres qui me libère, me permet d'accepter la fin sereinement et d'aller de l'avant sans crainte que la prochaine fois soit un épisode similaire à ce dernier, sans que je ne puisse m'enfermer dans un mutisme spatial, langagier et social dans le but de me protéger d'avoir mal.

Souffrir fait partie de la vie. C'est tantôt un pré-requis, tantôt une conséquence. Mais ça en vaut la peine. Chacune des souffrances que j'ai pu éprouver y compris celles que j'aurais pu m'éviter m'a laissé en souvenir un agréable souvenir d'un moment passé, une leçon à appliquer sous peine de me voir souffrir une nouvelle fois et en connaissance de cause cette fois-ci. Et d'avoir non pas mon remède mais mon baume pour traverser ces moments désertiques, ça fait du bien.

Alors oui, lorsque j'écris ces lettres, c'est ma manière de passer à autre chose sans consulter l'autre, sans attendre un énième mensonge, subir un énième affront parce que le coeur ne veut plus. Il ne se sent plus de partager ses émotions authentiques et sincères qu'autrui bafoue sans considération ni respect.
Certain/e/s reviennent, d'autres restent silencieux/ses mais la page étant tournée, ce ne sont que des allers et venues devenues sans importance, des petits pics augmentant l'orgueil pendant quelques minutes voire heures.

Lorsque l'on vous donne l'occasion de vous rattraper, n'attendez pas. La phrase " Il n'est jamais trop tard " ne s'applique pas avec tout le monde dans le cas du pardon et de la réconciliation.

Le meilleur pour vous, chers lecteurs !
Signé Ryel

Dans le même genre..

0 commentaires

Votre présence