dimanche 12 mars 2017

" Mauvaise " orientation universitaire.

Un après-midi de novembre, en plein séminaire de Sources de l'histoire de l'Afrique, je me suis demandée ce que je faisais là.

Prise de SFI le 9 mars 2017 
Plus d'un an après avoir obtenu ma licence de Droit, économie, gestion mention Science Politique à Paris 13 ; après toute une année à batailler pour rester informée et connectée au monde universitaire, postuler dans les universités françaises offrant des formations " africanistes " tout en vivant des moments difficiles durant ce travail occupé pour l'année de césure, je me suis demandée si tous ces durs moments endurés en valaient réellement la peine durant ce séminaire, avec cette intervenante particulière, dans cet amphithéâtre-là en ce jour précis.

J'étais désemparée : j'avais refusé deux autres Masters, j'avais cessé de travailler à temps plein et donc de gagner un salaire complet (1385€/1445€) pour reprendre mes études, gagner 300€ par mois et traîner des pieds pour aller étudier. J'ai songé à plusieurs reprises à tout quitter, trouver un travail aux antipodes de ce pourquoi j'avais étudié et partir le plus loin possible de mon Ile de France natale pour poursuivre ma vie ailleurs de façon complètement différente.

Et une à une, elles se sont succédées pour m'écouter, m'encourager, me redonner de la force, de la joie, du rire lorsque le cœur ne cherchait qu'à fuir. Mon voyage à New York est tombé à point nommé : 11 jours durant lesquels j'ai pu à la fois faire le point et le vide mais surtout confirmer mon souhait de m'armer de patience et de faire les choses petit à petit, dans mon intérêt et avec convictions.

Aujourd'hui, si je n'avais pas redoublé ma terminale, j'aurais été diplômée depuis un an.
Si je n'avais pas fait cette année de césure, je serais sur le point d'être diplômée.
Si je ne comptais pas me réorienter dans une autre discipline, j'aurais été diplômée l'an prochain.
Mais parce que chacun de ces événements m'a permis de savoir ce que je voulais réellement, je ferai tout pour obtenir mon diplôme en 2019 et travailler à tous ces objectifs qui feront de moi une femme un peu plus libre demain. Une jeune femme qui a fait ce qu'il fallait pour faire ce qu'elle aime, qui a compris certaines choses et transmettra ce savoir à ses amours, qui se situent dans les générations suivantes, mais également à ceux qui seront encouragés, motivés par ces quelques mots partagés avec eux peu importe le support.

Il y a une chose indéniable dans mon existence, mes opportunités de choisir.
Elles n'apparaissent pas d'elles-mêmes, je les crée, je les fais fructifier, je les alimente et j'en jouis. Aussi difficiles et pleins de conséquences soient-ils, je fais mes choix que je me dois de porter que ces derniers soient les bons ou non.

Tant que nous vivons, nous avons toujours cette possibilité de rebondir, de tirer des leçons de nos erreurs. Je vais parler des miennes, qui n'en sont pas vraiment, auprès de la promotion Sociopo 2016-2017 en fin de semaine prochaine.

J'ai une pensée pour toutes ces personnes en reprise d'études, ces personnes qui œuvrent actuellement pour un projet estudiantin tantôt avec des certitudes, tantôt plein d'inquiétudes. On est ensemble comme on dit au Congo !

Portez-vous bien, chers lecteurs !
Signé Ryel

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