lundi 24 juillet 2017

Alternatives, lectures & cie.

Corneille - Ensemble ♫♫♫

Hello les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
De mon côté, j'ai la pêche. Je me sens bien, je suis bien.

Un des professeurs de cette année crash test, la 4ème saison de ma série «Vis ma vie d'étudiante», nous a dit quelque chose que j'ai trouvé vraiment pertinent. En master, nous devrions être dans une moyenne de lecture de 3 ouvrages par semaine sans compter les articles scientifiques (de plus d'une vingtaine de pages) à parcourir à côté. J'avoue ne pas avoir tenu la cadence du tout. Je ne me sentais pas suffisamment cultivée, pertinente, chevronnée durant cette année, et j'ai souvent eu l'impression de ne pas être de taille.

Je suis une lectrice qui prend son temps : de comprendre, de faire des recherches, d'annoter des mots et des dessins entre les lignes et à côté des paragraphes. Je n'aime pas travailler sous la pression oppressante et constante. J'aime pouvoir m'organiser, prendre le temps de faire mon travail à ma cadence, qui comporte déjà son lot de pressions conséquentes. Cependant, je me suis fixée la lecture d'un ouvrage par semaine à coupler avec des informations venant de sources tanzaniennes (en swahili), britanniques, américaines et françaises, bien évidemment. Et bien entendu, ces articles scientifiques qui, à ma surprise, affirment toujours preuves à l'appui le contraire de mes idées reçues.

J'ai tenu mon engagement pendant quelques semaines puis je me suis laissée submergée par une vague d’événements et de préoccupations qui avaient une place de taille. Aujourd'hui que ces événements sont derrière moi, j'ai repris toutes les lectures inachevées que j'avais laissé derrière moi. Et parmi celles-ci, le livre intitulé « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une» : un ouvrage que j'ai acheté durant une journée qui m'a semblée épouvantable ainsi qu'interminable. En relisant la dédicace que je me suis faite, je me suis souvenue l'état mental dans lequel j'étais plongée. Cette sensation d'être coincée dans mon existence, le fiasco de ces plans censés fonctionner, les doutes en ce qui concerne la suite de mon existence. Que ma quête de liberté, ma volonté de choisir mes activités professionnelles et mes occupations extra-professionnelles en fonction de ce que j'étais et ce à quoi j'aspirais n'étaient peut-être pas si pertinentes.

Après avoir envisagé le meilleur, je me préparais à ce qui pouvait être mon pire. J'ai tenté avec le coeur lourd et le désespoir ces recours qui s'apparentaient aux derniers. Notamment en terme d'inscriptions aux Masters, j'ai postulé à plusieurs d'entre eux avec pour domaine majeur, la géographie, l'urbanisme et la géopolitique. J'ai vu les refus s'accumuler avec pour motif  « que mes acquis antérieurs n'étaient pas suffisants pour poursuivre la formation» ; «que ma candidature était en deça des candidatures des autres candidats». J'en ai profité pour me lancer dans un plan B onéreux mais largement rentable dont je vous parlerai dans les prochains mois. Et c'est seulement après 7 minutes d'entretien que mon directeur de recherche actuel m'a annoncé qu'il me prenait dans son master avant de m'expliquer que j'allais devoir bosser très dur cette année.


Ces dernières semaines, je me suis surprise à puiser dans mes ressources personnelles pour trouver des solutions à mes problèmes. Je pars du principe que : Tout problème a sa solution, s'il n'y pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problèmes. Penser ainsi simplifie mon existence de façon considérable. J'ai beaucoup douté suite à cette année de reprise des cours, suite à cette obtention d'un CDI à 23 ans dans une branche que je n'apprécie pas, dans une entreprise où le plafond de verre n'est pas une légende mais bel et bien la réalité.

Petit à petit, je commence à entrevoir la porte de sortie. Je commence à sortir la tête sous l'eau et à envisager de nouveau l'avenir comme empli de possibilités et d'alternatives. Je ne dis pas que cela est facile actuellement mais je souffle enfin. Je vois la fin de certaines contraintes se compter désormais en jours. Et ça, ça fait du bien !

« Tant qu'il y a de la vie, il y a toujours de l'espoir» chantaient les Magic System, je les rejoins là-dessus ! Espérons. Construisons nos portes de sortie.

Signé Ryel

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