Un peu d'espoir et de réalisme...

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©FMD - juin 2017
Hello les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
Pour ma part, je tente en vain de faire redescendre la pression : à 14,8, j'ai tout intérêt !
Hormis mon corps qui tombe malade, je me sens tout simplement soulagée.

Voilà bientôt une semaine que je ne travaille plus hors vacances, cela n'était pas arrivé depuis plusieurs années littéralement. Ça fait du bien de se lever en pensant uniquement à l'Amour qui doit se rendre à l'école ou à des rendez-vous que j'ai moi-même fixé. Cette période ne durera pas, si les choses se passent comme prévues, je retournerai occuper un emploi en fin septembre, début octobre. Je prends le temps de souffler, je prends le temps de réaliser que mon année a été particulièrement longue, particulièrement éreintante et difficile : j'ai eu très peu de temps pour moi, les moyens financiers m'ont manqué, je me suis énormément inquiétée quant à ma suite et à la portée de mes choix, j'ai assisté à des scènes d'une violence psychologique et verbale sans précédent. J'ai vécu des finalités similaires avec des protagonistes tantôt différents, tantôt identiques. Je me suis sentie exténuée, tiraillée, coincée.

Cette année universitaire, je regrettais amèrement à chaque séminaire mon choix de Master, je ne me voyais ni poursuivre ni arrêter, et j'ai pourtant pris la décision de ne pas rendre mon mémoire après avoir rendu l'ensemble des devoirs nécessaires pour la validation ; j'ai entamé une reconversion réussie mais également coûteuse dans le domaine aéroportuaire qui matche difficilement avec mon emploi du temps estudiantin aussi «léger» soit-il. Aujourd'hui, je vois que les choses se mettent en place, petit à petit. Et c'est un doux plaisir. Je prends plaisir à constituer ma bibliographie pour mon nouveau sujet dont la thématique est la Gestion des ordures ménagères à Brazzaville ; je postule et reçois des retours intéressants quant à une activité professionnelle à l'aéroport en dépit de mon statut estudiantin.

En dehors des domaines professionnel et universitaire, j'ai commencé à adapter mon attitude aux retours que l'on me faisait : je suis lasse de ces interactions avec autrui qui sont, en réalité, des monologues avec une tierce personne incorrectement agitée. J'en ai tout simplement assez de demander à autrui pourquoi il/elle me manque de respect ou me blesse sans que ça puisse lui mordiller l'anus ; de laisser des chances à des hommes qui ne me méritent pas et qui ne font rien pour être digne d'être à mes côtés ; de me confier en pensant que l'oreille qui m'écoute est digne de confiance et se révèle être un véritable poison. Je sais que quelque part, j'ai des carences affectives : liées à mes rapports familiaux notamment et que j'ai tout fait pour combler ces carences en donnant énormément quitte à remplir la part de la personne d'en face. Mais je souhaite que ça change car j'en vaux la peine, les Ryders. Je vaux la peine qu'on puisse s'intéresser à moi pour ce que je suis, passer du temps avec moi, me surprendre, me faire rire, m'épauler. Et j'en ai simplement assez de toujours douter à chaque fois qu'autrui me fera penser le contraire.

À la fin du mois, j'aurai 24 ans. Cela fera 24 ans que la vie m'a été donnée. J'aspire à d'autres émotions que celles vécues cette année. J'aspire à des événements, des rencontres, des fortifications meilleures. Je ne veux pas passer mon existence à me demander pourquoi lorsque je devrais simplement répondre « Ainsi soit-il». J'ai envie de parler de ces choses qui changent, de ces choses qui m'animent. J'ai envie de prendre les choses comme elles sont et non comme elles auraient dû être selon moi. J'ai tellement de choses à apporter au monde que je ne voudrais pas m'en priver car je n'ai pas supporté le mauvais retour de telle interaction, de telle croyance qui s'est révélée erronée.

J'ai envie d'évoquer l'album photo gratuit que j'ai pu faire grâce au jeu concours de Saal Digital ; de ma recherche que je suis susceptible de présenter à l'École normale supérieure ; de mon grain de peau qui s'améliore grâce aux produits Darphin ; des merveilleuses alliées que j'ai pu me faire ces derniers mois ; de cette assurance que je paie 15,99€ et qui répare tous mes appareils cassés depuis 2016 ; ces voyages lointains que je prépare déjà mais pas trop quand même...

C'est pleine d'espoir et de morve (il faut être honnête!) que j'achève ce post.
Beaucoup de bonnes ondes que je vous envoie de là où je suis.
Signé Ryel

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Asante (merci en Swahili) Ryders !

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