Quand l'imprégnation des origines est parsemée d'embûches...

by - 22:25:00

Mac Miller feat Anderson Paak - Dang! ♫♫♫
Hello les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
Pour ma part, le moral est au beau fixe, Papa m'a dit : « Actuellement, pour toi, tous les feux sont verts !» et c'est exactement cela ! Les bonnes nouvelles arrivent par grappes et par différents canaux. Ça me fait du bien, vraiment !

Dans quelques jours, je partirai au Congo. 5 ans après ma première fois. Mon Canard avait vu juste, j'éprouve de l'amour pour ce pays. Ça n'était pas inné mais j'ai voulu comprendre, apprendre parce que j'ai baigné dans les habitudes culturelles, les langues (lari et lingala) et musiques congolaises (rumba, ndombolo) PUIS parce que je me sentais rejetée et à la mauvaise place dans le pays qui m'a vue naître (la France) et ENFIN parce que j'ai pris plaisir à découvrir l'histoire, que je galère avec les systèmes de classes (soyons sincères, la linguistique n'est PAS chose aisée) par envie d'apprendre.

Au départ, j'ai entamé ces approfondissements en pensant que je devais à tout prix choisir... Entre mes origines et mon appartenance ; entre ce que j'avais toujours connu et ce que je désirais ardemment connaître. Je me suis laissée influencée par des discours qui profitaient de ma naïveté, et de mes souffrances. Je voyais les choses de façon binaire, tel un dilemme mohammedien. C'est uniquement avec les années que j'ai compris que PERSONNE ne devait me dire qui j'étais, ce à quoi je devais aspirer car mon origine était celle-ci, que ma couleur était comme cela. J'ai appris à accepter que j'étais influencée par d'autres cultures venant des autres continents et qu'il était hors de question que je puisse les ignorer pour être la bonne afro-descendante qu'on voulait que je sois : centrée uniquement sur le continent parce que d'origine congolaise donc noire. De nombreuses personnes ne s'intéressent pas à leurs origines, n'ont jamais mis les pieds sur la Terre de leurs ancêtres et s'en portent très bien.

Mon intérêt n'a pas été encouragé. De nombreuses personnes que j'ai croisées n'ont cessé de me dire que je n'avais pas à jouer l'africaine car j'avais les bons papiers, que j'étais trop idéaliste, que je devrais partir en Amérique et laisser l'Afrique jusqu'aux périodes estivales. La plus grande adversité rencontrée était du côté des Noirs de France, parfois même de la part de membres de ma famille qui n'ont pas compris pourquoi je tenais tant à avoir ce lien avec le Congo. « C'est un pays pauvre malgré ses ressources » « Il ne reste plus rien du Congo » « Tu perds ton temps avec ce pays.» sans considérer l'amour que je lui porte. Et j'avoue avoir été soûlée de m'exprimer, de me justifier, de faire au mieux pour ne pas froisser autrui alors qu'il s'agissait de mon chemin, de MA voie, de mes attaches.
© Lyz - FMD et son Sankofa République - 2015

Actuellement, pour cette année de M1 à l'IFG, j'ai décidé d'étudier la gestion des déchets dans la ville de Brazzaville. La première raison était tout à fait égoïste : je voulais revoir les miens après 5 ans, boire du Fanta Passion et danser VIMBA sur le goudron en compagnie des citoyens de mon autre patrie. La seconde était que je voulais étudier un phénomène extra-européen en y apportant une démarche scientifique de qualité et en éliminant tous les présupposés que l'on peut se faire. J'ai un directeur de recherche formidable, PhS ainsi qu'une monitrice de recherche géniale, CBM. Cela me fait plaisir que mes camarades puissent s'intéresser à Brazzaville, en connaître plus sur mon sujet, m'aider dans mes grilles d'entretien ainsi que dans les différentes étapes de ce voyage. Sincèrement!

Alors oui, je pars très prochainement. Je pars le coeur léger, malgré toutes les choses qui entourent ce voyage qui me soûlent déjà (les remontrances alors que je n'ai encore rien fait, les demandes colossales de choses à emporter dans mes valises, les rappels que la stabilité politique n'est pas au rendez-vous etc...), prête à retrouver les miens, excitée à l'idée de rencontrer les acteurs de la gestion des déchets, contente de rencontrer pour la première fois des abonnés Twitter. J'adore que mes proches se bousculent pour me dire Au revoir, me faire passer de bons moments avec eux avant que je puisse voyager. 

Je vous ferai signe sur Instagram une fois partie.
PS : Je trouve ça très pratique que vous ayez tous mes liens ^^

Très belle soirée, les RYDERS.
Signé Ryel

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2 commentaires

  1. Bon voyage Marielle ☺
    Ils n'ont pas tout à fait tord sur l'instabilité du pays. Enjoy mais reste prudente !🙏

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    Réponses
    1. Merci beaucoup Perle ;)
      Je n'en disconviens pas, toutefois il existe un véritable fossé entre ce que la diaspora véhicule depuis Bruxelles et ce qui se passe au coeur de Brazza !

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