Un pied dans le chaos...

by - 22:31:00

Falz feat Sir Dauda - Boogie ♫♫♫
RunTown - Mad Over You ♫♫♫

Hello les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
Pour ma part, je suis rentrée fraîchement en IDF. J'ai versé beaucoup de larmes en quittant Maya-Maya (l'aéroport de BZV), je ne voulais pas quitter les miens, je ne voulais pas quitter mon pays, je ne voulais pas revenir aux défis qui m'attendaient et je ne voulais pas revenir à ma vie que j'appelle chaotique dans mes moments de tristesse.

Voilà plus d'une décennie que je suis en conflit avec les miens ici en France : des animosités entre soeurs qui sont devenues des guérillas difficiles à stopper malgré les agréables périodes de trêve ; des affrontements entre parents et l'enfant que j'étais et que je ne suis plus puis la jeune femme que je suis et que j'aspire à devenir ; des interactions parsemées d'hypocrisie et de non dits avec le reste de la famille. Les années passent et je réalise que je n'ai pas arboré les bonnes méthodes pour éviter les problèmes familiaux. Là où il fallait se taire, je me suis époumonée à m'exprimer, répliquer face à des personnes qui ne souhaitaient pas échanger mais leurrer, heurter et blesser. J'ai 24 ans et je suis blessée. Je garde des stigmates de ces interactions douloureuses.

Ces problèmes ont conditionné ma manière d'agir et de répondre dans les autres pans de mon existence, avec les autres êtres humains que j'ai pu rencontrer. Et je pense être arrivée au bout de ce que je pouvais supporter avec ces gens-là. J'ai réfléchi mille fois à disparaître et ne plus donner de nouvelles seulement j'aime les valeurs familiales que j'ai pu acquérir de leur part, j'ai appris à aimer ces gens qui me font souffrir et à être peinée lorsqu'ils étaient en souffrances, et à passer outre. Pour quelqu'un qui clame être rancunière, je me suis surpassée. Aujourd'hui, je réalise que ce pan familial me prend tellement d'énergie que je dois AU MOINS redoubler d'efforts pour rester concentrée et me focaliser sur ce qui me rend joyeuse, sur mes missions et ambitions. Par moments, le courage me manque, le coeur fatigue et les maux s'accumulent.

Aujourd'hui, je sens que j'ai besoin de vivre différemment.
J'ai besoin de mettre de la distance émotionnelle et kilométrique entre nous, de me concentrer sur moi et moi seule. Tant que je n'aurai pas assouvi ce besoin, cela restera une question aussi centrale que vitale. Et je serai toujours autant à bout de souffle, je continuerai de vivre comme un yoyo, une fois au zénith et une autre au 3ème sous sol. Je m'en suis souvent voulue de ne pas avoir tout fait pour me rendre complètement indépendante, de ne pas être partie plus tôt. Je me suis même reprochée de ne pas avoir accepté les demandes en mariage de certains pour quitter le foyer familial et vivre autre chose. Et je me suis souvenue que j'étais bien plus forte que je ne le pensais, et que j'avais d'autres aspirations qu'une vie dans laquelle je devrais à quelqu'un d'autre ma liberté. J'ai pris le temps qu'il me fallait, je prends le temps qu'il me faut pour assumer le poids mon indépendance, je sens que j'y suis presque ! C'est peut-être cela qui me rend fébrile.

Puis j'ai parlé à Mon Canard, et ensuite à celle qui aurait dû être ma mère biologique qui m'ont rassurée, boostée, écoutée et épaulée. Un vulgaire résumé de cette première partie de vie dans laquelle autrui a la mainmise sur mon bonheur et ma paix intérieure. La seconde n'aura aucunement la même allure : je me serai battue pour ma liberté et mon bonheur, je ne laisserai ni mon sang ni mon coeur me reprendre ces acquisitions sans prix.

On ne change pas de vie, on n'échappe pas à sa réalité : on fait en sorte que sa vie, sa réalité soit la plus agréable possible en poursuivant certains impératifs, en gérant d'une certaine façon ses relations humaines, ses envies, ses humeurs, ses souhaits et les gens qui y contribuent. À moi de jouer !

Ceci étant écrit, je peux passer aux autres articles que je souhaitais écrire originellement.
Portez-vous bien les Ryders.
Signé Ryel

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