Commettre une erreur.

by - 20:08:00

Jamiroquai - Cosmic Girl ♫♫♫
© FMD - avril 2018
Hello les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
Pour ma part, je me porte à ravir ces derniers jours : je me sens bien, je me sens efficace sauf aujourd'hui soyons honnêtes, je me sens belle, je sens les progrès des routines cutanée et capillaire que je m'efforce d'intégrer à mes habitudes. 

Hier au travail, j'ai fait une erreur qui aurait pu coûter la quiétude et des milliers d'euros à un passager mais qui ne m'aurait ni coûté mon poste ni ma crédibilité : j'ai mis la même étiquette bagage sur deux bagages différents. Ne m'en étant pas rendue compte, et dans le doute, j'ai choisi d'écouter le client et de descendre vérifier si je n'avais pas envoyé ce bagage sans étiquette. Après de nombreuses minutes passées à la galerie, de multiples coups de fil à la collègue pour savoir si le bagage était arrivé, des vérifications multiples, j'ai compris que la faute venait de moi. J'ai présenté mes excuses et fait le nécessaire pour réparer le préjudice.

Une fois assurée de la localisation du bagage, que les bagages seraient chargés en soute, j'ai eu la confirmation des heures plus tard par l'épouse du passager, que tous les bagages étaient arrivés à destination puis récupérés par le concerné. Quel heureux dénouement et quel soulagement ! Même temporaire, mon objectif est d'accompagner le client dans son voyage qui peut paraître à bien des égards stressant, déroutant et lourd. J'ai donc failli à ma mission, même si je me suis très bien rattrapée par la suite.

Cet épisode mouvementé qui s'est étalé sur toute une moitié de journée quand même ! m'a permis de réaliser que les erreurs sont monnaie courante : on peut se tromper sur beaucoup de choses. On pensait bien faire et on fait de travers ; on pensait avoir raison et on réalise que l'on avait tort. Il y a différents types d'erreurs : entre celles qui sont de véritables erreurs et celles qui s'avèrent être des choix - les choix peuvent être bons ou mauvais, mais ça c'est un autre débat - ; celles qui sont rattrapables à condition de les réaliser rapidement et de faire au mieux pour les corriger et celles qui sont indélébiles.

Face à nos erreurs, notre attitude détermine beaucoup de choses : admettre ou se taire ? Assumer ou fuir ? Affronter ou se cacher ? Accepter ou nier ? Je pense que l'ennemi de l'erreur reste le déni. En niant, on ne peut rien corriger, rien arranger. On reste dans un statut quo stérile et malsain notamment lorsque notre erreur concerne d'autres personnes que soi. Maintenant, je pense avoir passé suffisamment de temps avec des personnes qui n'admettaient pas leurs erreurs, qui accusaient les autres de leurs propres fautes et qui cherchaient à se dédouaner de ce qu'ils avaient engendré. Je ne traîne plus avec ces gens-là depuis un bon moment, je m'en éloigne au maximum pour ne pas avoir à replonger dans ces bourbiers situationnels.

Sachons identifier nos erreurs, demander pardon à celles et ceux que nous avons pu heurter par nos actions et évaluer la possibilité de les rectifier. Ça ne fonctionne pas toujours, ça ne se finit par toujours bien mais c'est ça aussi grandir : accepter qu'il n'y a pas toujours de Happy end, que certaines choses ne changeront plus, que nous agissons mal et que même grave, il n'y a pas mort d'homme. On se construit à partir de ces erreurs avec conséquences, de ces dénouements non souhaités, des déceptions qui en émanent et on parvient à poursuivre le cours de nos vies et même à être heureuse.

Du courage, car il n'est pas toujours inné et même lorsqu'il est présent ça ne suffit pas toujours à résister, et beaucoup d'honnêteté envers vous-mêmes les Ryders.
Signé Ryel

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