Épiée.

by - 22:58:00

© Kaflex feat FMD - 

Hello les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
Pour ma part, je suis épuisée mais plus que bien portante.
Ce weekend, je me suis reposée. Beaucoup reposée et j'ai eu le réflexe d'éteindre mon téléphone pour ce faire. Je me suis sentie tellement bien. Pas de vibreur, pas de notifications, pas de sollicitations... NIET. Et j'avoue que c'était un doux plaisir.

Je suis hyperconnectée... du moins, je l'étais.
Whatsapp, Messenger, Twitter sur le téléphone PUIS Instagram, Facebook sur la tablette. Je ne pouvais manquer une interaction. Et c'est ce qui m'a dérangée. Etre esclave de la notification. Je fais de mon mieux pour ne jamais être dans des situations de déni : quand j'ai mal, je n'hésite pas à m'avouer avoir mal, quand j'aime je n'hésite pas non plus à dire que j'aime. Et je dois avouer que je me suis laissée emporter par cette fièvre des réseaux : les interactions multiples, les partages, la visibilité... Il m'en faut à grosses doses une fois de temps à autre autrement, de façon continue, je finis par disjoncter puis déconnecter comme actuellement.

Etre épiée de façon tout à fait anodine de la façon suivante : « Tu t'es couchée tard dis donc, j'ai vu que t'étais encore connectée à 4h37 » et épier en retour en regardant si la personne à qui j'ai envoyé un message après une tension s'est connectée sans me répondre ou si elle n'était vraiment pas connectée sans que ça ne puisse me choquer. Mais hier, je me suis sentie suffoquée. Véritablement, suffoquer. Comme si j'étouffais. Et si je vous évoquais le déclic de ce suffoquement, vous penserez que je suis dans l'excès tellement c'était insignifiant. Alors j'ai désinstallé les applications citées plus haut et déconnecté mes comptes. Et j'ai pu expirer de soulagement !

Je n'aime pas cette sensation d'être esclave de mon écran, esclave des notifications, dans l'attente du SIGNE de l'autre et de ses interactions. Brièvement, je vous écrivais que je n'étais pas concentrée et j'ai toutes les raisons de ne pas l'être : un décès, des sentiments inattendus, des échanges particulièrement chargés en désir ou en animosité. Toutefois, je ne veux pas laisser ces événements et de mauvaises habitudes saboter ce que je suis entrain d'accomplir présentement.

Je le sais moi-même, je ne suis pas facile à comprendre. Ma démarche de transparence n'y change pas grand chose. Tout ce que je pense, je ressens et je dis n'est pas toujours cohérent et n'a pas vocation à l'être. Je ne suis pas simple et ce n'est pas une fierté, mais c'est moi, Ryel. C'est ce qui me rend si atypique.

Sur ce, je vous souhaite de poursuivre une agréable semaine les Ryders.
Signé Ryel

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