La solidarité entre femmes s'apprend.

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Common - A Song for Assata ♫♫♫
Rick Ross feat CeeLo Green - Tears Of Joy ♫♫♫

© FMD - Les Rykids <3

Bonsoir les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
Pour ma part, j'ai passé une mauvaise journée même si j'ai beaucoup ri durant celle-ci.

Il y a plusieurs mois, je décidais de me montrer plus supporter envers les femmes que je ne connais pas. Il est facile de soutenir quelqu'un que l'on aime : en partageant, en complimentant, en encensant et même bienfaiteur, ça reste dans le cadre d'interactions privées. Mais je trouve qu'il est nettement plus ardu de manifester l'intérêt, l'admiration et le soutien que nous portons à des personnes que nous ne connaissons pas ou alors très peu. Les réseaux sociaux nous donnent l'illusion que nos publications qui prennent la forme d'encouragements et d'éloges lancés à l'égard d'une personne sont la manifestation de NOTRE intérêt à SON égard. Cependant, la plupart du temps, cela regroupe d'AUTRES personnes qui partagent notre ressenti concernant la personne concernée, qui elle, n'en sait rien.

Ma nouvelle volonté d'être plus solidaire, de me serrer davantage les coudes avec ceux d'autres femmes s'est manifestée par : de larges sourires, des compliments attribués de façon impromptue, de l'écoute dans des moments délicats de la vie de ces autres, des encouragements à la suite de cette écoute, de la réjouissance pour ces petites et grandes victoires, des prières pour que Dieu puisse entendre leurs souffrances et les aider à se relever. J'ai réalisé qu'il y avait tant de femmes dont les coeurs sont prêts à recevoir et donner de la force à d'autres femmes à travers ces interactions éphémères et pleine d'altruisme. Je peux vous dire que j'en suis ressortie grandie de ces interactions. Par moments, voir un sourire sincère et profond qui nous est adressé après une dure journée de travail, de longs moments de stress ou d'inquiétudes sont des cadeaux qui touchent l'âme.

J'ai également constaté que se descendre les unes les autres au lieu de se soutenir était limite une habitude. Chercher ce qui ne va pas, tenter de trouver les failles, dégommer le semblant de confiance que la personne possède, émettre des ondes négatives. Ce sont des énergies que je ne supporte plus et des comportements que je n'accepte plus. J'ai grandi entourée de femmes : des mères, des tantes, des tantines, des copines... Avec des soeurs, dans un esprit de compétition avec la grande soeur, Suga, tandis qu'avec la petite soeur, Babe, je l'ai fait baigner dans une atmosphère qui encourageait à s'aimer sans dénigrer l'autre pour autant. Selon Babe, je ne vois pas la mocheté des gens, c'est pour vous dire hahaha. J'apprends aux premières Rykids  que la fraternité est à développer coûte que coûte et en dépit des comportements parentaux qui peuvent être affiliés au favoritisme. Elles comprennent également à leur dépend que la sœur n'est pas un ennemi, et que dans les situations où l'autorité parentale se retourne contre elles, elles devraient se soutenir plutôt que s’entre-tuer. Et ça marche ! Je pense véritablement qu'être solidaire s'apprend. Je pense véritablement que ne pas considérer la beauté de l'autre comme une menace ; ne pas percevoir le talent, l'élégance, l'intelligence, le charisme des autres comme étant des caractéristiques à décrédibiliser est très important. On ne bâtit pas une confiance en soi en rasant celles des autres ou en niant complètement les atouts indéniables de nos consœurs.

Je suis entourée de femmes intelligentes, réfléchies, drôles, cultivées, instruites avec lesquelles nous sommes ravies de nous soutenir, de nous réconforter et de nous aider à avancer. Les accomplissements des unes ne sont aucunement un obstacle aux objectifs des autres. Par ailleurs, dans la Ry'fam, elles se connaissent et s'apprécient, ce qui me comble de joie. Soyons solidaires avec les femmes que nous rencontrons, soyons soudées et respectons les actions des autres sans tomber dans un versant de jalousie maladive, d'aigreur comme cela peut être le cas dans beaucoup trop de configurations. En prenant la peine de discuter avec les autres, on peut réfléchir à des questions transversales ; s'unir pour lutter contre des injustices qui nous touchent et se donner l'énergie nécessaire pour atteindre ses propres objectifs.

Comme partout et pour tout, il existe des gens avec lesquels on ne veut pas parler car rien n'en sortira de bon, parce que ça ne nous dit rien, ne nous intéresse pas... Je ne parle pas de cela ici.

La solidarité entre femmes existe et elle peut être d'une puissance.
Je salue l'initiative des 16 femmes qui a mené à l'ouvrage « Noire n'est pas mon métier».
Bouquin à dévorer dès que je rends mon mémoire.

Beaucoup d'amour à et pour vous les Ryders.

Signé Ryel

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