Tant que les choses continuaient de bien dysfonctionner, je n'avais aucune raison de m'inquiéter....

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CONFESSION VERSION 2 DE VIBE (Full album) ♫♫♫


Hello les Ryders,
Comment vous portez-vous ?
* Soupirs * Pour ma part, nettement mieux ! Tellement mieux. 
J'ai eu la sensation que les dernières semaines voire mois ressemblaient à une noyade : je me sentais couler sans avoir la possibilité de remonter à la surface, j'apercevais des choses, des gens et pour autant, j'avais les poumons submergés. J'ai passé de sales moments. J'étais prête à tout abandonner, à tout mettre de côté. Et puis, une main m'a été tendue par Lorenzo. Je ne cesse de lui dire qu'il a été ma bénédiction en ces temps difficiles.

Tout a commencé avec le mémoire dont je vous parlais sur fond de crise émotionnelle. J'ai rendu mon mémoire à l'image de l'environnement dans lequel je baignais : il était bâclé, de petite taille, imprécis, inachevé. Je n'étais pas fière de moi mais qu'est ce que j'étais soulagée : je mangeais, dormais, songeais, rêvais, cauchemardais gestion des déchets à Brazzaville. Je ne respirais plus. Plus la date du rendu approchait, plus mon directeur de mémoire (DRM) était aux abonnés absents et moins je mangeais, je perdais alors du gras (ce n'était pas du poids étant donné que j'étais toujours aussi lourde hein). Je me souviens de cet appel entre lui et moi dans lequel je lui disais que j'étais littéralement en pleine crise, que je n'y parvenais plus. Il m'avait assuré que ça irait car j'avais bossé toute l'année et qu'autrement, je rendrai en septembre. Entre le moment où je l'ai rendu et le moment où j'étais supposée soutenir, il s'est passé 9 jours. 9 jours durant lesquels j'étais juste soulagée : ni fière ni heureuse mais soulagée. Je mangeais enfin à ma faim, je reprenais de la peau sur les clavicules et dans les cuisses, je recommençais à aller au ciné, à capter des proches. 

Pour préparer ma soutenance, je me suis replongée dans ce mémoire et je me suis dit " Il est mignon mais la vérité, c'est un patchwork bâclé". J'ai quand même sorti mon tailleur en laine bleu foncé, j'ai appris par coeur les points que je souhaitais aborder durant ma soutenance avant de m'y rendre. J'ai attendu mon tour dans ce café (oui oui ma soutenance devait avoir lieu dans un café), mon camarade m'a assuré (sans me connaître ou connaître mon travail) que tout irait bien après qu'il soit passé et obtenu 16 (Bravo encore une fois d'ailleurs!). Et là, mon DRM m'annonce que le mémoire n'est pas achevé, pas assez bon pour être soutenu. Ou alors que s'il fallait le noter, j'aurai 9 max 10 pour aller en recherche. Les Ryders, si vous saviez le bruit assourdissant que j'ai entendu au sein même de mon corps : c'était mon coeur qui tombait dans mon ventre. J'ai fait de mon mieux pour rester concentrée, pour ne pas pleurer, pour poser les questions et obtenir les réponses dont j'aurais besoin pour améliorer mon mémoire, pour formuler des reproches à mon DRM notamment son lâche abandon durant les dernières semaines, le fait qu'il ne m'ait pas appelé ou envoyé un mail pour me dire que mon travail n'était pas soutenable plutôt que de me laisser 9 jours dans l'espoir et tout le stress lié à un oral visant à défendre son travail.

En sortant, je n'ai même pas fait exprès d'attendre des heures pour enlever mes talons et respirer comme si j'avais un bout de gaufre coincé dans ma gorge (et croyez-moi, c'est arrivé récemment, j'ai failli crever ce jour-là.. sans l'intervention des deux personnes travaillant pour UGC Chatelet). J'étais complètement dépitée. Complètement écoeurée.  J'ai annoncé à chacune des personnes de ma bulle (en tout cas, celles qui se sont données la peine de s'intéresser à ma personne) quelle avait été l'issue de cette non soutenance. Tantôt comme cela avait été dit « pas assez de données disponibles sur le terrain, le travail est inachevé, avec du potentiel mais pas encore digne d'un mémoire de géopo en l'état actuel» tantôt comme une sophiste «Ils m'ont dit que mon mémoire n'était pas fini, rendez-vous en septembre». Et s'en sont suivi textuellement 23 jours de déprime totale. Si je n'étais pas salariée et que je vivais seule, je serai restée en boule dans mon lit des jours voire des semaines entières avant de rassembler mes économies pour partir très loin.

Simultanément, l'humanité ne cessait de me décevoir : un groupe de jeunes hommes (dont une connaissance de collège) qui a accepté de laisser une jeune femme (moi) sur un quai de gare à 23h30 pour partir dans leur voiture à 4 places, des propos de la part de confidentes que j'ai trouvé tout simplement intolérables, on me volait mes affaires les unes après les autres... Je me suis dit que l'humanité ne me méritait pas. Tous les jours, je m'efforçais d'être la personne que j'aimerais croiser : souriante, avenante, éclectique, loyale, bonne conseillère, passionnée, drôle, pleine d'énergie, cultivée, encourageante, bien odorante, à l'écoute. Et quasiment à chaque fois que j'avais une interaction, j'avais la sensation que la personne faisait de la merde ou agissait médiocrement à mon égard. Je ne me suis pas méfiée, j'ai fait confiance, j'ai voulu arranger et on m'a entubée à chaque fois. Je suis arrivée à un point où j'étais au summum de ce que je pouvais supporter, c'était beaucoup trop pour moi. 

Parallèlement, j'apprenais des nouvelles réjouissantes : ma demande de logement avait été accepté dans le 19E en septembre, un second entretien pour une alternance m'avait été accordé. Toutes ces nouvelles ont eu un goût amer. Je n'ai pas vu la « chance » qui était la mienne à savoir : plus de temps pour finir le mémoire, pour l'améliorer et obtenir une belle note. J'ai vu un été passé comme toute mon année : partagé entre l'aéroport et le mémoire ; la fatigue cumulée. J'ai eu envie d'arrêter, dans ma tête j'avais arrêté. Les mots des miens n'ont eu aucun impact. Je ne voulais juste plus, je me voyais déjà postuler pour des cours de Pole dance ou un emploi en CDI, et me contenter de ma licence. Lorenzo a été ma bénédiction. Et je pèse mes mots. Il n'a pas hésité à m'ouvrir ses bras pour y pleurer, activer le mode écoute pour recevoir tous les éclats de négativité que j'avais accumulé jusque là, m'accorder de son temps pour m'aider, me conseiller, me nourrir comme si je manquais de réserve haha. Je peux vous dire que sa confiance me fait le plus grand bien, sincèrement. J'ai cessé (pour le moment) de penser au strip-tease comme seule autre option, j'ai repris l'envie de terminer mon mémoire, j'ai enfin eu la sensation que l'on m'a ENFIN tendue la main. Tout ce que je donne aux autres m'a été rendu à travers son soutien de ces dernières semaines : un soutien intellectuel, matériel, spatial. Quelle bénédiction ! 

Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux. Je reprends de la motivation, des forces, de la joie. Et je me sens enfin entrain de respirer. Je pense être prête à tout rafler de nouveau. Cette période compliquée m'a fait comprendre que je n'avais tout simplement plus envie d'être aussi accessible.

1) Je continue le processus qui me permettra de ne pas laisser mes carences guider mes choix. J'apprends à lâcher prise avec des relations toxiques qui incluent des soeurs et des mères au sens large. J'apprends à ne plus tolérer plus que de raisons parce que le sang qui coule dans nos veines est supposé être le même, qu'on m'a jadis rendu service et que c'est devenu une dette non épongeable.

2) J'apprends d'une part à moins l'ouvrir aussi et d'autre part à moins me laisser aller dans des situations spécifiques : car finalement vouloir faire les choses convenablement en étant honnête et en laissant parler son corps, son coeur, son âme, ce n'est pas toujours la solution.

3) Je poursuis l'enseignement qui stipule que certains épisodes de ma vie devraient rester entre moi et moi-même. Ainsi, je ne serai ni slutshamée, ni humiliée, ni injuriée à travers des qualificatifs disproportionnés et irrespectueux lorsque l'on parlera de situations incluant des baisers passionnés, des amants fougueux et des amours espérés dans la vie d'une jeune femme de 24 ans explorant son corps, ses envies, ses désirs et ses attirances.

4) Dernier apprentissage ? Mettre de la distance avec autrui notamment (en ne rentrant plus dans l'intimité psychologique d'autrui). Je pense savoir y faire avec les êtres humains, je pense avoir ce don pour les interactions avec autrui et particulièrement pour leur faire dire des choses très intimes sans forcer quoi que ce soit. Et je remarque à quel point les gens s'accrochent à d'autres lorsqu'en face, il y a de l'attention, du petit soin et de l'empathie à leurs égards. Toutefois ça peut porter à confusion notamment pour des gens avec qui on ne souhaite pas forcément vivre des choses très profondes. Le feeling est bon, on discute bien mais ça n'ira pas plus loin. Je vais assimiler comment ériger cette barrière suffisamment solide pour que la personne en face n'ait ni espoir ni envie de sauter la grille si je n'ai pas envie qu'elle s'insère dans mon intimité (sous peine d'électrocution). On passe un bon moment et chacun rentre chez soi. Plus que jamais, je veux MON espace. Je veux vivre selon MES règles, MES désirs, MES aspirations.

J'ai estimé que c'était également le bon moment pour supprimer plusieurs réseaux sociaux sur lesquels j'étais vraiment présente : Boubouk, Twitwi et Insta. La phase de partage que j'ai expérimenté sur ces réseaux sociaux durant de nombreuses années autant avec des proches qu'avec de parfaits inconnus m'a beaucoup plue. Cependant, je ne le souhaite plus. 

Je vous souhaite une merveilleuse semaine, chers Ryders.
Beaucoup d'amour (de tous les types évidemment) <3
Amicalement, 
Ryel

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2 commentaires

  1. Félicitations pour ces bonnes choses qui arrivent en septembre!Je me disais bien hier que tu semblais avoir supprimer insta et twi. Bouk je ne sais pas cae je ne m'y rends pas. Mais je comprends. J'interagis moins même sur Twi alias mon reseau social préféré. Je trouve les reseaux de plus en plus négatif. Tout le monde partage de la negation moi y compris et c'est toxique. Je suis pas arriver au point de supprimer mais perso j'ai fait le tri. Maid du coup je me demande toutes tes photos tu vas en faire quoi ? Du courage dqns la reprise du memoire. Je suis étonnée que l'oral a eu lieu dans un café... Et c'est grave pas fair play que le tuteur gache tes vacs en t'annoncant les problemes le jour de l'oral. Rien arrive aux hasard si ça te permet d'avoir une meilleur note garde en tete le positif. C'est une motivation perso de voir que quelqu'un toi arrive à sortir de ses deboires. Le courage, la détermination que tu as à t'en sortir, à tenir bon, c'est vraiment une force !

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    1. Mes photos sont sur mes différentes cartes SD, dans mes drives et quelques-unes sur le Tumblr, qui avait plus d'ancienneté.

      Je pense que j'ai fait mon temps sur les réseaux sociaux, j'ai bien rigolé, j'ai bien amusé la galerie. Maintenant, j'ai juste envie de moins m'étaler, de m'éloigner de toutes ces sphères d'influence qui ne me motivent plus et ne me font plus plaisir.

      Je te remercie pour tes encouragements, Perle. Vraiment.
      J'attends de finir le mémoire, et j'embrasserai le reste pas à pas.

      Je ne sais pas ce qui t'anime, te tient éveillée, te bride, mais je t'envoie beaucoup d'ondes positives pour tes combats personnels. Et pour les réseaux, fais comme tu le sens. L'essentiel, c'est ton bien être.

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